En République démocratique du Congo, l'organisation des élections locales était prévue par la Constitution de 2006. Et pourtant, le régime de Joseph Kabila a utilisé le décret-loi du 2 juillet 1998 pour nommer directement les maires, les bourgmestres, les conseillers communaux et autres chefs de secteur. Des désignations sur proposition du ministre de l'Intérieur et entérinées par le chef de l'Etat, régulièrement décriées par l'opposition et la société civile.
Manque de moyens
Le gouvernement, les centrales électorales successives, ont toujours justifié ce procédé par un manque de moyens financiers et logistiques, rappelant, que même la communauté internationale, qui avait financé les élections de 2006 avait renoncé à organiser ces scrutins.
Ces élections avaient été annoncées pour 2015, reportées sine die, puis à nouveau promises pour septembre 2019. Mais aujourd'hui la Commission électorale nationale indépendante (Céni) n'a rien fait, ni convoqué le corps électoral, ni établi les listes des candidats.
Les évêques et pasteurs du Congo sont montés au créneau fin mai et ont lancé une grande pétition pour exiger la tenue de ces scrutins. Renforcer la démocratie locale pour contrebalancer le manque de représentativité et de légitimité des élus nationaux, dit-on.
Faire une véritable démocratie à la base
La société civile et notamment la Ligue des électeurs insistent pour que l'élection des maires, des bourgmestres, des chefs, ne soit plus le fait du prince. Elle a décidé d'en appeler directement au chef de l'État. Son secrétaire exécutif national, Patrick Ngoyi, demande à Felix Tshisekedi de s'investir pour enfin instaurer une véritable démocratie à la base.
Manque de moyens
Le gouvernement, les centrales électorales successives, ont toujours justifié ce procédé par un manque de moyens financiers et logistiques, rappelant, que même la communauté internationale, qui avait financé les élections de 2006 avait renoncé à organiser ces scrutins.
Ces élections avaient été annoncées pour 2015, reportées sine die, puis à nouveau promises pour septembre 2019. Mais aujourd'hui la Commission électorale nationale indépendante (Céni) n'a rien fait, ni convoqué le corps électoral, ni établi les listes des candidats.
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