Ce nouveau service est placé sous l’autorité directe du chef de l’État. L’un des objectifs, c’est de capter des financements internationaux et de proposer aux anciens combattants de se réinsérer au sein même de leurs communautés. Plus d’un mois après la création du programme, ses principaux animateurs ont été nommés samedi. À peine les noms de l’équipe publiés, la polémique monte au sujet du passé d’Emmanuel Tommy Tambwe Ushindi, le coordonnateur du programme.
En 2002, alors qu’il était vice-gouverneur du Sud-Kivu sous la rébellion du RCD, il a été cité par Reporters sans frontières et Amnesty International comme commanditaire des arrestations musclées de journalistes. Toujours actif dans les mouvements armés, il avait pris, en 2012, la tête d’un mouvement proche de la rébellion du M23, l’Alliance pour la Libération de l’Est du Congo.
Partie prenante du conflit
Ce dernier militait notamment pour la création d’un État indépendant du Kivu, détaille un rapport du groupe d’experts de l’ONU. Plus grave, ajoute Amnesty International, cette rébellion aurait commis des crimes au Sud-Kivu parmi lesquels des recrutements forcés d’enfants.
« Comment peut-on aider à la stabilisation d’une région où on a été partie prenante au conflit en tant qu’acteur ? », s’interroge Jean-Mobert Senga, chercheur à Amnesty International. De son côté, Emmanuel Tommy Tambwe Ushindi justifie sa présence au RCD par sa volonté d’apporter le changement dans le pays. Il note aussi qu’il n’est pas seul à avoir été dans un groupe armé.
Concernant sa participation à la rébellion du M23, il affirme qu’il n’a servi que comme consultant pendant les négociations politiques. Diplômé en criminologie, il met en avant sa maîtrise, dit-il, de la cartographie des groupes armés, ainsi que son expérience dans plusieurs initiatives de paix dans l’est de la RDC.
En 2002, alors qu’il était vice-gouverneur du Sud-Kivu sous la rébellion du RCD, il a été cité par Reporters sans frontières et Amnesty International comme commanditaire des arrestations musclées de journalistes. Toujours actif dans les mouvements armés, il avait pris, en 2012, la tête d’un mouvement proche de la rébellion du M23, l’Alliance pour la Libération de l’Est du Congo.
Partie prenante du conflit
Ce dernier militait notamment pour la création d’un État indépendant du Kivu, détaille un rapport du groupe d’experts de l’ONU. Plus grave, ajoute Amnesty International, cette rébellion aurait commis des crimes au Sud-Kivu parmi lesquels des recrutements forcés d’enfants.
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