Des millions d’enfants étaient attendus dans les écoles à travers le pays. Le ministre de l’Enseignement primaire, secondaire et technique a donné le « go » depuis une école catholique de Kinshasa, soulignant des multiples défis. « Nous lançons la rentrée scolaire dans un contexte très compliqué, très difficile ». D’abord à cause de la pandémie de coronavirus. Avec la gratuité de l’enseignement primaire, les écoles publiques connaissent un engouement sans précédent alors que les infrastructures sont insuffisantes.
Les autorités sont aussi sous pression des syndicats d’enseignants. Dans certaines écoles de Kinshasa par exemple, un mouvement de grève a été déclenché par les enseignants qui ne sont toujours pas payés car pas encore immatriculés par l’État. Conséquence : à l’école primaire Tobongisa dans les hauteurs de la commune de Ngaliema, les élèves ont passé cette première journée sans maître.
« Trop de mensonges»
Tiré à quatre épingles, lunettes sur le nez, Pascal Mampuya, un délégué syndical, campe dans les encablures de l'école avec ses collègues. « Il y a trop de mensonges. On en a marre ! Aujourd’hui, nous voulons voir plus clair dans cette situation. Que les parents mettent la pression sur le gouvernement qu’il prenne en charge cette situation. En classe, même les gestes barrières ne sont pas respectés, ils sont entassées, il y a 50, 70 élèves en classe sans masque, pas de distanciation sociale ».
La rentrée était toutefois timide dans d’autres écoles, des parents évoquant leur impréparation matérielle sur fonds de crise économique. Pour tenter de faire baisser la tension, le gouvernement a promis de payer quelque 58 000 enseignants avant fin octobre, or selon les syndicats des enseignants, il y aurait près de 100 000 autres enseignants des écoles secondaires non encore alignés à la paie.
Les autorités sont aussi sous pression des syndicats d’enseignants. Dans certaines écoles de Kinshasa par exemple, un mouvement de grève a été déclenché par les enseignants qui ne sont toujours pas payés car pas encore immatriculés par l’État. Conséquence : à l’école primaire Tobongisa dans les hauteurs de la commune de Ngaliema, les élèves ont passé cette première journée sans maître.
« Trop de mensonges»
Tiré à quatre épingles, lunettes sur le nez, Pascal Mampuya, un délégué syndical, campe dans les encablures de l'école avec ses collègues. « Il y a trop de mensonges. On en a marre ! Aujourd’hui, nous voulons voir plus clair dans cette situation. Que les parents mettent la pression sur le gouvernement qu’il prenne en charge cette situation. En classe, même les gestes barrières ne sont pas respectés, ils sont entassées, il y a 50, 70 élèves en classe sans masque, pas de distanciation sociale ».
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