« Le pouvoir aborde cette élection avec une certaine confiance », explique Nicole Beardsworth, maîtresse de conférences à l’université du Witwatersrand, en Afrique du Sud.
« Son évaluation interne considère qu’il a réalisé 66 % des promesses de son programme électoral précédent. Et surtout, comme l’opposition est très fragmentée, il ne considère aucun leader de l’opposition comme une réelle menace », relate-t-elle à RFI.
Élu en 2021 après la grave crise économique et d’endettement qui avait marqué la fin du mandat d’Edgar Lungu, décédé en 2025, Hakainde Hichilema avait alors incarné un espoir de renouveau démocratique.
Son gouvernement met aujourd’hui en avant une économie progressivement stabilisée après la restructuration de la dette et une volonté de réformes institutionnelles. Mais à mesure que la campagne approche, les critiques se multiplient.
« Les gens ont peur de parler »
À Lusaka, plusieurs habitants interrogés par RFI décrivent un climat plus tendu qu’en 2021. « Avant, nous avions la liberté d’expression, mais aujourd’hui il n’y en a plus », affirme un chauffeur rencontré dans la capitale. « Les gens ont peur de s’exprimer. Des lois sont votées au Parlement sans même consulter la population. »
Plusieurs organisations de la société civile dénoncent elles aussi un rétrécissement progressif de l’espace démocratique. En cause notamment : de nouvelles lois sur la cybersécurité ainsi que plusieurs textes votés dans l’urgence avant la dissolution du Parlement le 15 mai dernier. Le gouvernement rejette ces accusations et affirme vouloir moderniser les institutions et renforcer la sécurité nationale.
Bill 7 au cœur des critiques
Parmi les textes les plus controversés figure Bill 7, une réforme constitutionnelle adoptée à quelques mois seulement du scrutin présidentiel. Le texte modifie notamment certaines règles électorales ainsi que la composition du Parlement, avec l’introduction de nouveaux sièges attribués à la représentation proportionnelle.
Mais pour plusieurs militants et juristes, le principal problème réside dans le calendrier choisi pour ces réformes. « Bill 7 a été introduit très peu de temps avant les élections », explique l’activiste Mzeziti Mwanza à RFI. « En modifiant la Constitution, le gouvernement a aussi changé certaines règles électorales à seulement quelques mois du scrutin. Les citoyens se retrouvent donc à se préparer pour une élection sans vraiment connaître les règles du jeu. »
« Son évaluation interne considère qu’il a réalisé 66 % des promesses de son programme électoral précédent. Et surtout, comme l’opposition est très fragmentée, il ne considère aucun leader de l’opposition comme une réelle menace », relate-t-elle à RFI.
Élu en 2021 après la grave crise économique et d’endettement qui avait marqué la fin du mandat d’Edgar Lungu, décédé en 2025, Hakainde Hichilema avait alors incarné un espoir de renouveau démocratique.
Son gouvernement met aujourd’hui en avant une économie progressivement stabilisée après la restructuration de la dette et une volonté de réformes institutionnelles. Mais à mesure que la campagne approche, les critiques se multiplient.
« Les gens ont peur de parler »
À Lusaka, plusieurs habitants interrogés par RFI décrivent un climat plus tendu qu’en 2021. « Avant, nous avions la liberté d’expression, mais aujourd’hui il n’y en a plus », affirme un chauffeur rencontré dans la capitale. « Les gens ont peur de s’exprimer. Des lois sont votées au Parlement sans même consulter la population. »
Plusieurs organisations de la société civile dénoncent elles aussi un rétrécissement progressif de l’espace démocratique. En cause notamment : de nouvelles lois sur la cybersécurité ainsi que plusieurs textes votés dans l’urgence avant la dissolution du Parlement le 15 mai dernier. Le gouvernement rejette ces accusations et affirme vouloir moderniser les institutions et renforcer la sécurité nationale.
Bill 7 au cœur des critiques
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Mais pour plusieurs militants et juristes, le principal problème réside dans le calendrier choisi pour ces réformes. « Bill 7 a été introduit très peu de temps avant les élections », explique l’activiste Mzeziti Mwanza à RFI. « En modifiant la Constitution, le gouvernement a aussi changé certaines règles électorales à seulement quelques mois du scrutin. Les citoyens se retrouvent donc à se préparer pour une élection sans vraiment connaître les règles du jeu. »
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