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REPORTAGE - Quelques heures dans le convoi des agents de sécurité de la caravane de Idy

Idrissa Seck poursuit sa caravane dans la région de Kaolack, dans le cadre de la campagne électorale. Comme pour tous les autres candidats, les agents de sécurité jouent un rôle important dans sa tournée auprès des populations. Afin de comprendre comment ils font pour mener à bien leur mission, l'envoyé spécial de PressAfrik a passé quelques heures dans leur convoi sur l’axe Madina Sabakh-Nioro- Kaolack.



Au moment où les yeux des militants sont braqués sur le candidat, certains parmi les agents de sécurité, tournent le dos au public pour assurer la sécurité du meeting.  Cet acte a attiré l'attention des enfants du Madina Sabakh, qui sont étonnés de voir des telles personnes au gabarit imposant.

Des gants noirs en mains et la plus part habillé en tee-shirt noir et pantalon Kaki, ses agents de sécurité roulent derrière toutes les autres voitures de la caravane pour "assurer le dernier boulot", comme dit l'un d'entre eux. Avec eux, rouler doucement c'est presque impossible.

"On doit s'assurer que tout va bien derrière nous ( à chaque endroit où il y a un meeting) pendant que les autres sont déjà partis. Et après cela on doit rouler vite pour les rattraper, car on ne doit pas les perdre de vue", explique le chauffeur", s'exprimant tout en gardant les deux mains sur le volant.

Fatigués, oui comme tout le monde, affirme Modou (nom d'emprunt), qui assure que les conditions d'hébergement et la nourriture répondent aux normes depuis le début de la campagne le 03 février 2019.

Selon lui, l'aspect financier de cette mission est "acceptable", mais pour le moment "ce n'est pas l'argent qui est important". La seule chose qui les empêche de dormir, c'est la réussite de cette mission. "Que tout commence bien et finisse bien, afin que chacun rentre sain et sauf chez lui", souffle-t-il.

"Le travail n'est pas facile. Nous devons assurer la sécurité de tout le monde surtout vous les journalistes. Vous quittez chez vous, vos parents n'ont pas la conscience tranquille. Ils s'inquiètent pour vous et même vos femmes. Ou bien toi tu n'es pas marié", taquine Modou, qui éclate de rire en apostrophant votre reporter.
                   "C'est faux de penser qu'il faut être costaud pour être agent de sécurité"

"Dire qu'il faut être costaud et élancé pour devenir un agent de sécurité, ce n’est pas vrai", explique Pape (nom d'emprunt). Selon, lui tout se joue dans la tête et sur le visage. "Il faut être poli, sourire quant il le faut et savoir parler aux gens. Encore une fois, ce n'est pas la forme de l'agent qui est important. Tu peux être mince et devenir un bon agent surtout quand tu as fait l'art martial".

Comme dans tous les autres métiers, il faut avoir de la volonté. "Si tu n'as pas de volonté, tu n'y arriveras pas, et savoir supporter certaines choses. Sinon tôt ou tard tu vas abandonner". Ces agents qui font au minimum 1,80 mètre, nourrissent cette ambition "depuis tout petit".

Dans leur véhicule, aucune arme ni tout autre objet que leur métier exige, n'est visible.  Mais au tour de leur rein, on peut voir la forme d'une arme couverte par le tee-shirt qu'ils portent. Des tatouages sont visibles sur le gros bras de l'un d'entre eux, vu qu'ils ont tous souhaité garder l'anonymat.

Parlant de l'élection présidentielle, ils souhaitent que Idrissa Seck, 59 ans, qui se présente pour sa 3e fois l'emporte. Ce, pour qu'ils puissent travailler avec lui pour assurer sa sécurité en tant que président de la République du Sénégal.

Bien vrai qu'ils ont le visage serré le plus souvent, les agents de sécurité ne sont pas méchants. Ils sont sociables et sympathiques. Mais, il faudra prendre ses précautions lorsqu’on on décide d'être dans leur convoi. Ils roulent tellement vite qu'en plus de la peur au ventre durant le trajet, on descend toujours de leur véhicule avec une faim de loup.


Salif SAKHANOKHO

Vendredi 8 Février 2019 - 09:51



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