Le Conseil des Diffuseurs et Éditeurs de Presse du Sénégal (CDEPS) et l'Association des Éditeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) montent au créneau contre la conduite actuelle des réformes du secteur. Dans une déclaration commune, les deux organisations fustigent une accélération soudaine du calendrier administratif et exigent le respect strict des décisions de justice pour garantir la transparence du
Les organisations patronales considèrent que les échéances imposées par les autorités ne permettent pas aux acteurs des médias de se conformer aux nouvelles exigences dans des conditions d'équité. Elles ont ainsi officiellement sollicité une prorogation des délais, affirmant que cette extension n'est pas une simple formalité mais une nécessité absolue pour la stabilité économique et sociale des entreprises de presse. Sans ce report, le secteur craint une mise en œuvre bâclée qui ignorerait les réalités complexes du terrain.
Au cœur de la contestation figure le respect scrupuleux de l'arrêt n°71 de la Cour suprême, rendu en décembre 2025. Le CDEPS et l'APPEL rappellent avec fermeté que toute démarche administrative faisant fi de cette décision de justice constituerait une violation grave des principes de l'État de droit. Pour le patronat, la crédibilité de la réforme repose avant tout sur sa conformité avec les décisions de la plus haute instance judiciaire du pays, qui doit servir de boussole à l'action gouvernementale.
Les professionnels du secteur expriment une vive inquiétude face au manque de garanties apportées par l'administration. Ils déplorent une absence de dialogue constructif et une opacité qui entament la confiance entre l'État et les acteurs médiatiques. En l'état actuel, le CDEPS et l'APPEL préviennent qu'ils ne sauraient cautionner une démarche qui privilégie la précipitation au détriment de la concertation et de la légalité.
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