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Reportage: Au foirail de Rufisque, la cherté des prix des moutons décriée par les rares clients



Reportage: Au foirail de Rufisque, la cherté des prix des moutons décriée par les rares clients
La fête de Tabaski approche à grand pas. De plus en plus, chaque musulman s’empresse à s’acquitter de cette obligation rituelle de sacrifier un mouton le jour de Tabaski. A quelques jours seulement de cette fête, ce n’est pas encore la grande affluence au niveau du foirail de Rufisque, «je suis là depuis une semaine avec 50 moutons. Mais vous voyez je n’ai vendu que 3 moutons» a soutenu Amadou Diallo. Par contre, ajoute-t-il, «l’année dernière, je suis venu à la même période. Mais, j’ai pu vendre les 15 moutons sur les 40 amenés. Peut-être que cette année, la fête est arrivée au moment où les sénégalais n’ont pas encore perçu leur salaire?». Le ressortissant malien ne désespérant pas nous confie que «même à moins de 24 heures de la fête, on espère vendre tous nos moutons sinon plus de la moitié»

Ici, les moutons sont jugé trop chers par ce client du nom de Alioune Ndiaye dans un grand boubou bleu et qui a la trentaine. Pour s'approprier un bélier, il faudra casquer au moins 100.000 francs CFA. «Je suis là depuis presque trois heures à faire le tour des lieux de vente. Mais, je n’arrive pas à avoir un mouton à la hauteur de ma poche, c'est-à-dire à 80.000 francs CFA comme chaque année» a-t-il avoué. La cherté des prix est également décriée par Ibrahima Faye, lui aussi la quarantaine dépassée, qui se référait aux propos tenus par le gouvernement sur la baisse des prix des moutons. «Je n’ai que 150.000 francs CFA. Pour acheter deux moutons pour mes deux épouses. Là, je n’arrive pas à en avoir» se désole-t-il. Ces prix font rêver plusieurs acheteurs qui peinent à s’approprier un mouton de Tabaski.

Si certains acheteurs hésitent et mettent du temps à se déterminer sur les moutons «c’est pour mieux calculer les implications budgétaires de leur achat et les charges de la famille. Pour d’autres par contre, l’essentiel est d’avoir un mouton quelques soit la nature» a confié ce père de famille, sous le couvert de l’anonymat, accompagné de ses fils. «J’ai acheté ces deux moutons à 200.000 francs soit 100.000 chacun. Je ne pouvais pas faire autrement que d’acheter, pas autre solution» a reconnu le vieux qui avoisine la soixantaine.

Par ailleurs, la question du choix de la race du mouton se pose.Selon Amadou Diallo, l'élevage intensif demande beaucoup de moyens. L'alimentation du bétail coûte cher. Ainsi que les soins au quotidien».Trouvé en train de discuter avec un client, ce vendeur de moutons, Ousmane Ba, a regretté le fait que «tout le monde veuille un gros mouton». Selon lui, tout le monde n'en a pas les moyens. Donnant une idée sur les prix de béliers, Ousmane de faire savoir: «les années précédentes, il m'était arrivé de vendre un mouton à plus de 200.000 Francs CFA tout comme il m'était arrivé d'en vendre à 300.000 francs CFA».

La plupart des vendeurs de moutons trouvés au foirail de Rufisque sont entre autres venus des régions de Louga, Saint Louis, de Diourbel et certains du Mali et de la Mauritanie.

Tapa Tounkara (Stagiaire)

Vendredi 28 Octobre 2011 - 06:01


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