Le magistrat Cheikh Tidiane Diallo n'est plus à la tête de la Direction de l'Administration Pénitentiaire (DAP). Il a été relevé de ses fonctions hier, en conseil des ministres. Le Lieutenant Colonel Daouda Diop le remplace. L'ancien responsable de la Division de la Communication de la gendarmerie risque de ne pas être accueilli avec tous les honneurs car sa nomination suscite déjà des grincements de dents chez les agents de l'administration pénitentiaire. Ces derniers ne comprennent pas ce retour à la case départ. En effet, depuis son existence, l'administration pénitentiaire n'a été dirigée que par des personnes issues d'autres corps: police, gendarmerie et magistrature.
"Nous n'avons rien contre les gendarmes mais nous ne pouvons plus continuer à être dirigés par eux alors que nous sommes de la hiérarchie A comme eux. Nous avons des diplômes universitaires et certains ont comptabilisé une trentaine d'années d'expérience dans le corps", fulmine un gradé sous le sceau de l'anonymat. Interpellé par "Enquête", l'inspecteur à la retraite, Amadou Sow dit comprendre la frustration de ces ex-collègues. "Est-ce que qu'on peut imaginer un inspecteur de l'administration pénitentiaire nommé à la tête de la gendarmerie ou de la police ? Cela créerait des remous. Pourquoi alors on nomme un gendarme à la tête de l'administration pénitentiaire", s'interroge le vice-président de l'association des retraités de l'administration pénitentiaire.
A son avis, avec cette nomination, c'est comme si les agents étaient incapables de prendre leur destin en main or "ils sont bien capables vu qu'ils ont la compétence, l'expérience et connaissent mieux les réalités de leurs corps".
"Nous n'avons rien contre les gendarmes mais nous ne pouvons plus continuer à être dirigés par eux alors que nous sommes de la hiérarchie A comme eux. Nous avons des diplômes universitaires et certains ont comptabilisé une trentaine d'années d'expérience dans le corps", fulmine un gradé sous le sceau de l'anonymat. Interpellé par "Enquête", l'inspecteur à la retraite, Amadou Sow dit comprendre la frustration de ces ex-collègues. "Est-ce que qu'on peut imaginer un inspecteur de l'administration pénitentiaire nommé à la tête de la gendarmerie ou de la police ? Cela créerait des remous. Pourquoi alors on nomme un gendarme à la tête de l'administration pénitentiaire", s'interroge le vice-président de l'association des retraités de l'administration pénitentiaire.
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