Le processus de révision de la Constitution entre dans une phase décisive. Les députés sont convoqués en séance plénière ce lundi 29 juin 2026 à 10 heures pour examiner la proposition de loi portant révision de la Loi fondamentale. À la veille de ce rendez-vous parlementaire, le fondateur d’Afrikajom Center, Alioune Tine, plaide pour une suspension immédiate de la procédure afin de favoriser un dialogue national.
Portée par le groupe parlementaire Pastef, la proposition de loi prévoit la modification de 29 articles de la Constitution. Le texte introduit des changements majeurs, comme la création d’une Cour constitutionnelle en remplacement du Conseil constitutionnel, l’incompatibilité entre la présidence de la République et la direction d'un parti politique, et le renforcement des pouvoirs du Parlement. En parallèle, quinze organisations de la société civile ont lancé une pétition pour réclamer une large consultation citoyenne.
« Chaque fois qu’il s’agit de toucher à la Constitution, il faut organiser un dialogue national et construire un consensus », soutient Alioune Tine. Le juriste invite le président de l’Assemblée nationale à arrêter les travaux pour engager des discussions associant les institutions, les partis politiques, la société civile et les citoyens. Selon lui, le contexte économique et social actuel, marqué par des défis liés à l’endettement et à l’emploi, commande la concertation plutôt que la confrontation.
Le défenseur des droits humains rappelle que le Sénégal doit s'appuyer sur les enseignements des précédentes crises politiques pour éviter un passage en force. Tout en reconnaissant les compétences du Parlement, il estime qu'une réforme de cette portée doit dépasser les rapports de force du moment pour bâtir des institutions durables et légitimes.
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« Chaque fois qu’il s’agit de toucher à la Constitution, il faut organiser un dialogue national et construire un consensus », soutient Alioune Tine. Le juriste invite le président de l’Assemblée nationale à arrêter les travaux pour engager des discussions associant les institutions, les partis politiques, la société civile et les citoyens. Selon lui, le contexte économique et social actuel, marqué par des défis liés à l’endettement et à l’emploi, commande la concertation plutôt que la confrontation.
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