Derrière la psychose qui s'est emparée des consommateurs sénégalais depuis le 22 juillet 2026 autour de la présence d'aflatoxine dans le riz, se cache un affrontement institutionnel. D'un côté, le président du Comité national du Codex Alimentarius crie à l'alerte sanitaire sur le riz local, de l'autre, l'Institut de Technologie Alimentaire et le ministère du Commerce démentent catégoriquement, rectifiant l'origine des échantillons et brandissant les normes internationales. Entre données contradictoires, querelle de chapelles et vide normatif national, enquête sur un duel d'autorités où la vérité scientifique s'est perdue en chemin.
I. L'affrontement sur la traçabilité : Riz local contre riz importé
Le premier point de rupture entre les acteurs institutionnels porte sur l'identité même du riz incriminé. L'origine du produit analysé fait l'objet de deux versions officielles irréconciliables.
Le mercredi 22 juillet 2026, lors de la restitution de l'étude pilote, le président du Comité national du Codex Alimentarius du Sénégal (CNCA), le professeur Amadou Diop a dressé un réquisitoire précis contre la production nationale. S'appuyant sur des prélèvements effectués dans la restauration de rue (« gargotes ») et chez leurs fournisseurs à Dakar, Thiès et Kaolack, il affirme que le riz local est la catégorie la plus touchée par la contamination à l'aflatoxine.
Le professeur avance une comptabilité détaillée : sur les 200 échantillons collectés, l'étude comptabilise 103 échantillons de riz importé et 86 échantillons de riz local. Sur le riz importé, 10 échantillons sont révélés positifs (soit environ 9 % de contamination). Sur le riz local, 16 échantillons sur 86 comportent de l'aflatoxine (soit environ 16 % de contamination). Il souligne que sur certains marchés dakarois comme Petersen et le Môle 10 (Port), les taux de non-conformité dépassent parfois 50 % des prélèvements.
Le démenti du laboratoire : « C'est du riz thaïlandais, pas du riz local » (Babacar Beye)
Le jeudi 23 juillet 2026, la réplique vient directement de l'exécutant technique des analyses. Dans une déclaration sur Radio Sénégal, reprise par la RTS, le chef du Laboratoire des mycotoxines de l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA), Babacar Beye, contredit le président du CNCA.
Le responsable du laboratoire affirme sans détour que les analyses réalisées par ses équipes à Dakar concernent exclusivement du riz importé, en provenance de Thaïlande. Il précise que les 133 échantillons dakarois proviennent de trois points précis : Petersen, le Port (Môle 10) et Kermel.
« C’est du riz importé thaïlandais, ce n’est pas du riz local »,a déclaré Babacar Beye.
Le verrouillage ministériel (Ministère du Commerce)
Le samedi 25 juillet 2026, le ministère de l’Industrie et du Commerce enfonce le clou dans un communiqué officiel : « aucun échantillon de cette étude ne provient de la Vallée du fleuve Sénégal, principale zone rizicole du pays». L'autorité politique qualifie l'affirmation d'une contamination à 50 % du riz local de constat « sans fondement scientifique ».
II. La guerre des normes : alerte européenne contre tolérance du Codex
Au-delà de la traçabilité des grains, le second front d'affrontement concerne la qualification juridique du risque sanitaire. Les mêmes données de laboratoire ont donné lieu à deux conclusions opposées selon le barème réglementaire retenu.
Le piège des 22,6 % de « non-conformité »
Pour annoncer que 30 échantillons sur les 133 prélevés à Dakar (soit 22,6 %) dépassaient les normes, le CNCA s'est fondé sur la grille d'évaluation européenne, fixée à $4\,\mu\text{g/kg}$ pour la teneur totale en aflatoxine.
C'est cette grille très stricte qui a motivé les avertissements du professeur Diop sur les risques de cancer du foie et l'urgence de réviser le plan national de sécurité sanitaire des aliments.
La riposte réglementaire de l'État
Dans son communiqué du 25 juillet 2026, le ministère du Commerce dénonce une « norme mal appliquée ». L'exécutif rappelle que le Sénégal n'est pas soumis aux règles de l'Union européenne mais se réfère au standard international du Codex Alimentarius (norme CXS 193-1995), qui fixe la limite légale à $20\,\mu\text{g/kg}$ pour le riz décortiqué.
La valeur maximale enregistrée lors des analyses étant de $18,6\,\mu\text{g/kg}$, le ministère conclut qu'aucun échantillon n'est hors-la-loi. Sur le plan juridique interne, le taux de non-conformité tombe ainsi de 22,6 % à 0 %.
III. Le vide normatif national : la faille de l’appareil d’État
Cette confrontation institutionnelle met en lumière une faille structurelle de l'administration sénégalaise : l'absence de législation nationale propre sur les mycotoxines dans les céréales. Comme l'a reconnu Babacar Beye (ITA), le Sénégal ne dispose pas encore de normes nationales spécifiques fixées par la loi pour l'aflatoxine dans le riz.
Les organismes de contrôle naviguent donc entre :
Désinformation
La publication de l'Étude a également déclenché une vague de réactions sur Internet et dans les médias. Entre « théorie du complot », sur TikTok et titres anxiogènes dans la presse locale, le sujet est rapidement devenu un terrain propice à la désinformation.
Réseaux sociaux : entre désinformation et panique médiatique
Sur TikTok : Dans une vidéo de 3 minutes et 39 secondes publiée sur TikTok, l'utilisateur conteste ouvertement les conclusions du rapport présenté par le Codex. Il affirme un problème de méthode dans la légende de sa publication et remet en cause l'échantillonnage.
« Je prends acte des résultats de l'étude pilote menée à Dakar, Thiès et Kaolack. Cependant, la démarche scientifique me paraît incomplète : échantillon limité à 3 villes en dehors des zones de production du riz local, absence de concertation avec les acteurs de la filière riz et les structures de recherche et d'accompagnement comme l'ISRA, AfricaRice, la SAED, la SODAGRI, l'ANCAR et même le ministère de l'Agriculture», lit-on sur le texte qui accompagne la vidéo.
S'exprimant en wolof, l'auteur va plus loin dans son analyse orale en qualifiant ce rapport de « sabotage » visant, selon lui, à freiner la commercialisation du riz local au profit du riz importé. Publiée il y a une semaine, la vidéo enregistre 128 mentions « J'aime » et 34 commentaires, reflétant l'inquiétude et les divisions des internautes face à la sécurité alimentaire nationale.
Presse locale : des titres alarmistes qui alimentent la psychose
Au-delà des réseaux sociaux, les médias traditionnels ont également joué un rôle amplificateur dans la vague de panique au sein de la population. Lors de la restitution publique des résultats du rapport, plusieurs organes de la presse locale ont privilégié un traitement sensationnaliste. L'utilisation de titres anxiogènes, souvent sortis de leur contexte scientifique, a directement contribué à installer un climat de méfiance et de psychose chez les consommateurs. « Aflatoxines : plus d’un riz local sur deux contaminé dans certains marchés de Dakar, les experts alertent sur un risque de cancer du foie » « Plus de 50 % du riz local contaminé : L'alerte choc des experts sur des risques de cancer du foie »
IV. La population prise en otage : la détresse des citoyens face aux discours contradictoires
Pendant que les institutions s'affrontent sur les chiffres et les textes, la confusion s’est installée chez les commerçants et les consommateurs, oscillant entre déni, peur de la faillite et théories du complot.
Dans les gargotes : la peur du dépôt de bilan
Astou Fall, vendeuse de « gargote » (restaurant de rue), témoigne de l'impact direct de la sortie du Codex sur son gagne-pain :
« J’ai eu peur quand mon fils m’a fait part de cette information. Nous sommes sénégalais et tout le monde sait que le riz c’est notre quotidien. Si c’est vrai il faut que l’Etat trouve une solution. »
Elle redoute que la psychose n'éloigne sa clientèle et ne la contraigne à cesser définitivement son activité.
Dans les boutiques de quartier : le scepticisme face aux démentis
À Niary Tally, Sory Diallo, boutiquier, refuse de se contenter de la communication rassurante du gouvernement :
« J’ai appris la nouvelle mais moi je ne vends pas le riz local. Mais je pense que l’Etat doit trouver une solution, le démenti ne suffit pas ».
Dans la rue : la montée des théories conspirationnistes
Toujours à Niary Tally, Bathi, un citoyen d'une quarantaine d'années, illustre la fracture profonde entre la population et la parole publique :
« Il parait que c’est une fausse information relayée par la presse d’ailleurs le ministre du commerce a apporté un démenti. Mais bon ça fait peur quand même en tout cas je ne suis pas rassuré je m'inquiète concernant le riz local j’en doute mais le riz importé j’y crois parce que les blancs sont capables de tous. Ils sont capables d’empoisonner ce riz qu’ils envoient en Afrique c’est pourquoi j’ai peur, l’Etat doit réagir pas seulement démentir ».
V. Bilan du face-à-face : à qui se fier et qui dit vrai ?
Au terme de cet affrontement par médias interposés, la synthèse des faits permet d'établir la responsabilité de chaque camp dans la cacophonie générale :
Verdict : lacunes réglementaires
Le dossier de l'aflatoxine révèle ainsi moins un empoisonnement de la population qu'un naufrage de la communication publique. En se livrant à une guerre d'experts et de normes par voie de presse, les institutions sanitaires et commerciales du Sénégal ont réussi l'exploit d'inquiéter la population sur son aliment de base tout en décrédibilisant la parole scientifique officielle.
I. L'affrontement sur la traçabilité : Riz local contre riz importé
Le premier point de rupture entre les acteurs institutionnels porte sur l'identité même du riz incriminé. L'origine du produit analysé fait l'objet de deux versions officielles irréconciliables.
Le mercredi 22 juillet 2026, lors de la restitution de l'étude pilote, le président du Comité national du Codex Alimentarius du Sénégal (CNCA), le professeur Amadou Diop a dressé un réquisitoire précis contre la production nationale. S'appuyant sur des prélèvements effectués dans la restauration de rue (« gargotes ») et chez leurs fournisseurs à Dakar, Thiès et Kaolack, il affirme que le riz local est la catégorie la plus touchée par la contamination à l'aflatoxine.
Le professeur avance une comptabilité détaillée : sur les 200 échantillons collectés, l'étude comptabilise 103 échantillons de riz importé et 86 échantillons de riz local. Sur le riz importé, 10 échantillons sont révélés positifs (soit environ 9 % de contamination). Sur le riz local, 16 échantillons sur 86 comportent de l'aflatoxine (soit environ 16 % de contamination). Il souligne que sur certains marchés dakarois comme Petersen et le Môle 10 (Port), les taux de non-conformité dépassent parfois 50 % des prélèvements.
Le démenti du laboratoire : « C'est du riz thaïlandais, pas du riz local » (Babacar Beye)
Le jeudi 23 juillet 2026, la réplique vient directement de l'exécutant technique des analyses. Dans une déclaration sur Radio Sénégal, reprise par la RTS, le chef du Laboratoire des mycotoxines de l’Institut de Technologie Alimentaire (ITA), Babacar Beye, contredit le président du CNCA.
Le responsable du laboratoire affirme sans détour que les analyses réalisées par ses équipes à Dakar concernent exclusivement du riz importé, en provenance de Thaïlande. Il précise que les 133 échantillons dakarois proviennent de trois points précis : Petersen, le Port (Môle 10) et Kermel.
« C’est du riz importé thaïlandais, ce n’est pas du riz local »,a déclaré Babacar Beye.
Le verrouillage ministériel (Ministère du Commerce)
Le samedi 25 juillet 2026, le ministère de l’Industrie et du Commerce enfonce le clou dans un communiqué officiel : « aucun échantillon de cette étude ne provient de la Vallée du fleuve Sénégal, principale zone rizicole du pays». L'autorité politique qualifie l'affirmation d'une contamination à 50 % du riz local de constat « sans fondement scientifique ».
II. La guerre des normes : alerte européenne contre tolérance du Codex
Au-delà de la traçabilité des grains, le second front d'affrontement concerne la qualification juridique du risque sanitaire. Les mêmes données de laboratoire ont donné lieu à deux conclusions opposées selon le barème réglementaire retenu.
Le piège des 22,6 % de « non-conformité »
Pour annoncer que 30 échantillons sur les 133 prélevés à Dakar (soit 22,6 %) dépassaient les normes, le CNCA s'est fondé sur la grille d'évaluation européenne, fixée à $4\,\mu\text{g/kg}$ pour la teneur totale en aflatoxine.
C'est cette grille très stricte qui a motivé les avertissements du professeur Diop sur les risques de cancer du foie et l'urgence de réviser le plan national de sécurité sanitaire des aliments.
La riposte réglementaire de l'État
Dans son communiqué du 25 juillet 2026, le ministère du Commerce dénonce une « norme mal appliquée ». L'exécutif rappelle que le Sénégal n'est pas soumis aux règles de l'Union européenne mais se réfère au standard international du Codex Alimentarius (norme CXS 193-1995), qui fixe la limite légale à $20\,\mu\text{g/kg}$ pour le riz décortiqué.
La valeur maximale enregistrée lors des analyses étant de $18,6\,\mu\text{g/kg}$, le ministère conclut qu'aucun échantillon n'est hors-la-loi. Sur le plan juridique interne, le taux de non-conformité tombe ainsi de 22,6 % à 0 %.
III. Le vide normatif national : la faille de l’appareil d’État
Cette confrontation institutionnelle met en lumière une faille structurelle de l'administration sénégalaise : l'absence de législation nationale propre sur les mycotoxines dans les céréales. Comme l'a reconnu Babacar Beye (ITA), le Sénégal ne dispose pas encore de normes nationales spécifiques fixées par la loi pour l'aflatoxine dans le riz.
Les organismes de contrôle naviguent donc entre :
- Des référentiels internationaux souples ($20\,\mu\text{g/kg}$).
- Des normes d'exportation ou européennes très restrictives ($4\,\mu\text{g/kg}$).
Désinformation
La publication de l'Étude a également déclenché une vague de réactions sur Internet et dans les médias. Entre « théorie du complot », sur TikTok et titres anxiogènes dans la presse locale, le sujet est rapidement devenu un terrain propice à la désinformation.
Réseaux sociaux : entre désinformation et panique médiatique
Sur TikTok : Dans une vidéo de 3 minutes et 39 secondes publiée sur TikTok, l'utilisateur conteste ouvertement les conclusions du rapport présenté par le Codex. Il affirme un problème de méthode dans la légende de sa publication et remet en cause l'échantillonnage.
« Je prends acte des résultats de l'étude pilote menée à Dakar, Thiès et Kaolack. Cependant, la démarche scientifique me paraît incomplète : échantillon limité à 3 villes en dehors des zones de production du riz local, absence de concertation avec les acteurs de la filière riz et les structures de recherche et d'accompagnement comme l'ISRA, AfricaRice, la SAED, la SODAGRI, l'ANCAR et même le ministère de l'Agriculture», lit-on sur le texte qui accompagne la vidéo.
S'exprimant en wolof, l'auteur va plus loin dans son analyse orale en qualifiant ce rapport de « sabotage » visant, selon lui, à freiner la commercialisation du riz local au profit du riz importé. Publiée il y a une semaine, la vidéo enregistre 128 mentions « J'aime » et 34 commentaires, reflétant l'inquiétude et les divisions des internautes face à la sécurité alimentaire nationale.
Presse locale : des titres alarmistes qui alimentent la psychose
Au-delà des réseaux sociaux, les médias traditionnels ont également joué un rôle amplificateur dans la vague de panique au sein de la population. Lors de la restitution publique des résultats du rapport, plusieurs organes de la presse locale ont privilégié un traitement sensationnaliste. L'utilisation de titres anxiogènes, souvent sortis de leur contexte scientifique, a directement contribué à installer un climat de méfiance et de psychose chez les consommateurs. « Aflatoxines : plus d’un riz local sur deux contaminé dans certains marchés de Dakar, les experts alertent sur un risque de cancer du foie » « Plus de 50 % du riz local contaminé : L'alerte choc des experts sur des risques de cancer du foie »
IV. La population prise en otage : la détresse des citoyens face aux discours contradictoires
Pendant que les institutions s'affrontent sur les chiffres et les textes, la confusion s’est installée chez les commerçants et les consommateurs, oscillant entre déni, peur de la faillite et théories du complot.
Dans les gargotes : la peur du dépôt de bilan
Astou Fall, vendeuse de « gargote » (restaurant de rue), témoigne de l'impact direct de la sortie du Codex sur son gagne-pain :
« J’ai eu peur quand mon fils m’a fait part de cette information. Nous sommes sénégalais et tout le monde sait que le riz c’est notre quotidien. Si c’est vrai il faut que l’Etat trouve une solution. »
Elle redoute que la psychose n'éloigne sa clientèle et ne la contraigne à cesser définitivement son activité.
Dans les boutiques de quartier : le scepticisme face aux démentis
À Niary Tally, Sory Diallo, boutiquier, refuse de se contenter de la communication rassurante du gouvernement :
« J’ai appris la nouvelle mais moi je ne vends pas le riz local. Mais je pense que l’Etat doit trouver une solution, le démenti ne suffit pas ».
Dans la rue : la montée des théories conspirationnistes
Toujours à Niary Tally, Bathi, un citoyen d'une quarantaine d'années, illustre la fracture profonde entre la population et la parole publique :
« Il parait que c’est une fausse information relayée par la presse d’ailleurs le ministre du commerce a apporté un démenti. Mais bon ça fait peur quand même en tout cas je ne suis pas rassuré je m'inquiète concernant le riz local j’en doute mais le riz importé j’y crois parce que les blancs sont capables de tous. Ils sont capables d’empoisonner ce riz qu’ils envoient en Afrique c’est pourquoi j’ai peur, l’Etat doit réagir pas seulement démentir ».
V. Bilan du face-à-face : à qui se fier et qui dit vrai ?
Au terme de cet affrontement par médias interposés, la synthèse des faits permet d'établir la responsabilité de chaque camp dans la cacophonie générale :
| Angle du litige | Posture du CNCA | Posture de l'ITA et du Ministère | Réalité établie |
| Paternité des échantillons | Maintient avoir testé du riz local contaminé (16 %). | Affirme n'avoir analysé que du riz importé à Dakar. | Dysfonctionnement interne : Rupture de traçabilité entre le laboratoire d'analyse et l'organe politique de restitution. |
| Niveau de dangerosité | Alerte sanitaire basée sur le seuil de 4 µg/kg. | Sérénité légale basée sur le seuil de 20 µg/kg. | Biais d'évaluation : La toxine est biologiquement présente (jusqu'à 18,6 µg/kg), mais légalement tolérée au Sénégal. |
| Gestion de la crise | Communication d'alerte sans concertation préalable. | Démenti réactif axé sur la défense du marché local. | Faillite de communication : Absences d'harmonisation préalable des normes avant la publication des résultats. |
Verdict : lacunes réglementaires
Le dossier de l'aflatoxine révèle ainsi moins un empoisonnement de la population qu'un naufrage de la communication publique. En se livrant à une guerre d'experts et de normes par voie de presse, les institutions sanitaires et commerciales du Sénégal ont réussi l'exploit d'inquiéter la population sur son aliment de base tout en décrédibilisant la parole scientifique officielle.
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