Lors de son entretien accordé à RFI Afrique ce mardi 4 août, le journaliste et président de l’Association internationale de la presse sportive (AIPS) Afrique, Abdoulaye Thiam, a appelé les dirigeants africains à assumer pleinement leurs responsabilités en matière d'infrastructures sportives. Selon lui, le recours systématique au Maroc pour accueillir des rencontres internationales traduit les carences de nombreux pays du continent.
« Absolument. Moi, je pense qu'aujourd'hui, c'est une grosse aberration. Je trouve même que c'est une honte de voir qu'en 2022, il y a eu 62 matchs qui ont été joués au Maroc, parce que plusieurs pays d'Afrique subsaharienne ne disposent même pas d'un seul stade répondant aux normes de la FIFA et aux exigences de la CAF. C'est inacceptable pour un pays qui se dit émergent », a-t-il déclaré.
Pour Abdoulaye Thiam, cette situation est d'autant plus préoccupante que la jeunesse représente une part importante de la population africaine. Il estime que les États doivent investir davantage dans les infrastructures sportives au lieu de chercher des responsables ailleurs.
« Quand il s'agit de jouer un match de football, tout le monde externalise pour aller au Maroc. Là, ce n'est pas la faute de Gianni Infantino, ce n'est pas non plus la faute du Maroc. C'est tout simplement parce que les autorités n'ont pas fait le travail pour lequel elles ont été élues. Il va falloir quand même balayer devant sa porte avant de chercher un bouc émissaire », a-t-il conclu.
Selon le journaliste sénégalais, le développement du football africain passe avant tout par une prise de responsabilité des États et des dirigeants du continent, notamment à travers la modernisation des infrastructures sportives.
« Absolument. Moi, je pense qu'aujourd'hui, c'est une grosse aberration. Je trouve même que c'est une honte de voir qu'en 2022, il y a eu 62 matchs qui ont été joués au Maroc, parce que plusieurs pays d'Afrique subsaharienne ne disposent même pas d'un seul stade répondant aux normes de la FIFA et aux exigences de la CAF. C'est inacceptable pour un pays qui se dit émergent », a-t-il déclaré.
Pour Abdoulaye Thiam, cette situation est d'autant plus préoccupante que la jeunesse représente une part importante de la population africaine. Il estime que les États doivent investir davantage dans les infrastructures sportives au lieu de chercher des responsables ailleurs.
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