Invité de RFI Afrique ce mardi 4 août, le journaliste et président de l’Association internationale de la presse sportive (AIPS) Afrique, Abdoulaye Thiam, a livré une analyse critique du rôle de la Confédération africaine de football (CAF) et de son alignement sur les orientations de la FIFA.
Réagissant au silence de la CAF après la décision de la FIFA d'ouvrir à des investisseurs privés le capital d'une société commerciale liée à la Coupe du monde, une mesure qui suscite de vives critiques en Europe et en Amérique du Nord, il estime que les intérêts des fédérations africaines diffèrent de ceux des Européens.
« Je crois que d'abord, les intérêts de la CAF ne sont pas les mêmes que les intérêts européens. Patrice Motsepe semble même pousser les fédérations africaines à aller vers cette direction-là », a-t-il déclaré.
Interrogé sur l'influence du président de la FIFA, Gianni Infantino, en Afrique, Abdoulaye Thiam estime que ce dernier bénéficierait d'un soutien massif en cas d'élection.
« Je pense que s'il y a une élection, il fera le carton plein. C'est 54 sur 54 pays qui vont voter pour lui. Il est vu ici comme étant quelqu'un qui apporte énormément d'argent », a-t-il affirmé.
Le journaliste nuance toutefois cette perception, rappelant que les aides financières distribuées par la FIFA relèvent d'un mécanisme institutionnel et non d'une faveur personnelle.
« Ce qu'on donne au Sénégal, à la Mauritanie ou au Maroc, c'est la même chose qu'on donne à la France. C'est quelque chose qui a été voté par le Conseil de la FIFA », a-t-il expliqué.
Abdoulaye Thiam regrette surtout le manque d'influence des fédérations africaines dans les grandes décisions du football mondial.
« Malheureusement, la CAF aujourd'hui, les 54 sont considérés tout simplement comme étant un bétail électoral. Mais quand il s'agit de prendre des décisions, on préfère tourner le dos ailleurs », a-t-il dénoncé.
Il a également évoqué les réformes touchant le football africain, notamment le projet de passage de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) d'une périodicité de deux à quatre ans.
« Beaucoup de décideurs ne sont pas d'accord avec ce projet. Finalement, il a fini par s'imposer. À partir de 2028, il n'y aura plus une CAN tous les deux ans, mais tous les quatre ans », a-t-il conclu.
Réagissant au silence de la CAF après la décision de la FIFA d'ouvrir à des investisseurs privés le capital d'une société commerciale liée à la Coupe du monde, une mesure qui suscite de vives critiques en Europe et en Amérique du Nord, il estime que les intérêts des fédérations africaines diffèrent de ceux des Européens.
« Je crois que d'abord, les intérêts de la CAF ne sont pas les mêmes que les intérêts européens. Patrice Motsepe semble même pousser les fédérations africaines à aller vers cette direction-là », a-t-il déclaré.
Interrogé sur l'influence du président de la FIFA, Gianni Infantino, en Afrique, Abdoulaye Thiam estime que ce dernier bénéficierait d'un soutien massif en cas d'élection.
« Je pense que s'il y a une élection, il fera le carton plein. C'est 54 sur 54 pays qui vont voter pour lui. Il est vu ici comme étant quelqu'un qui apporte énormément d'argent », a-t-il affirmé.
Le journaliste nuance toutefois cette perception, rappelant que les aides financières distribuées par la FIFA relèvent d'un mécanisme institutionnel et non d'une faveur personnelle.
« Ce qu'on donne au Sénégal, à la Mauritanie ou au Maroc, c'est la même chose qu'on donne à la France. C'est quelque chose qui a été voté par le Conseil de la FIFA », a-t-il expliqué.
Abdoulaye Thiam regrette surtout le manque d'influence des fédérations africaines dans les grandes décisions du football mondial.
« Malheureusement, la CAF aujourd'hui, les 54 sont considérés tout simplement comme étant un bétail électoral. Mais quand il s'agit de prendre des décisions, on préfère tourner le dos ailleurs », a-t-il dénoncé.
Il a également évoqué les réformes touchant le football africain, notamment le projet de passage de la Coupe d'Afrique des nations (CAN) d'une périodicité de deux à quatre ans.
« Beaucoup de décideurs ne sont pas d'accord avec ce projet. Finalement, il a fini par s'imposer. À partir de 2028, il n'y aura plus une CAN tous les deux ans, mais tous les quatre ans », a-t-il conclu.
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