Les producteurs et transformateurs de riz de la vallée du fleuve Sénégal ont tenu, le 28 mars 2026, à Ross-Betio (nord), un point de presse où ils ont exprimé leur vive inquiétude face à l’accumulation de stocks d’invendus. Le président de l’Association nationale des riziers, Alioune Diagne, appelle les autorités « à prendre des mesures urgentes pour sauver la filière ».
« Depuis le mois d’août, nous sommes confrontés à une mévente du riz local. Les différentes campagnes agricoles, notamment celles de contre-saison et d’hivernage ont permis de produire plus de 200 000 tonnes de riz blanc, mais une grande partie de cette production peine à trouver preneur », a-t-il déclaré, ajoutant que «plusieurs acteurs de la filière rizicole ont estimé que sans intervention rapide, la production nationale pourrait être fortement impactée, compromettant les objectifs de souveraineté alimentaire du Sénégal ».
Face à la concurrence du riz importé, vendu à des prix plus bas, M. Diagne a indiqué que les importateurs ont suspendus leurs achats alors qu’ils avaient signé, le 12 novembre 2025, une convention avec les producteurs qui les ont permis d’écouler environ 6050 tonnes.
Il a également affirmé que les riziculteurs ont environ 14 000 tonnes de riz blanc et près de 40 000 tonnes de paddy en stock. Une situation, qui, selon lui, a conduit à l’arrêt partiel des activités de transformation et à la mise en chômage technique de plusieurs travailleurs.
Concernant l’application de la subvention de 50 francs CFA par kilogramme destinée à rendre le riz local plus compétitif, M. Diagne a invité le Président de la République et le Premier ministre «à prendre en charge ce dossier en urgence », plaidant « aussi pour l’opérationnalisation rapide des subventions et des achats institutionnels ».
« Cette mesure a été annoncée, mais elle n’est toujours pas effective », a regretté M. Diagne, évoquant aussi l’absence de mise en œuvre des achats institutionnels pourtant prévus par l’État.
D’après l’Agence de Presse Sénégalaise, Aïssatou Gaye, présidente du Collège des transformateurs de riz, a insisté sur les difficultés financières auxquelles font face les unités agro-industrielles. Elle a notamment relevé l’existence des stocks importants qui ne sont pas écoulés, alors que les banques commencent à se retirer. Ce qui compromet la poursuite des activités et le financement des campagnes agricoles.
Elle a averti enfin que sans débouchées ni accompagnement financier, les transformateurs ne seront plus en mesure de soutenir les producteurs, notamment pour l’acquisition d’intrants agricoles.
« Depuis le mois d’août, nous sommes confrontés à une mévente du riz local. Les différentes campagnes agricoles, notamment celles de contre-saison et d’hivernage ont permis de produire plus de 200 000 tonnes de riz blanc, mais une grande partie de cette production peine à trouver preneur », a-t-il déclaré, ajoutant que «plusieurs acteurs de la filière rizicole ont estimé que sans intervention rapide, la production nationale pourrait être fortement impactée, compromettant les objectifs de souveraineté alimentaire du Sénégal ».
Face à la concurrence du riz importé, vendu à des prix plus bas, M. Diagne a indiqué que les importateurs ont suspendus leurs achats alors qu’ils avaient signé, le 12 novembre 2025, une convention avec les producteurs qui les ont permis d’écouler environ 6050 tonnes.
Il a également affirmé que les riziculteurs ont environ 14 000 tonnes de riz blanc et près de 40 000 tonnes de paddy en stock. Une situation, qui, selon lui, a conduit à l’arrêt partiel des activités de transformation et à la mise en chômage technique de plusieurs travailleurs.
Concernant l’application de la subvention de 50 francs CFA par kilogramme destinée à rendre le riz local plus compétitif, M. Diagne a invité le Président de la République et le Premier ministre «à prendre en charge ce dossier en urgence », plaidant « aussi pour l’opérationnalisation rapide des subventions et des achats institutionnels ».
« Cette mesure a été annoncée, mais elle n’est toujours pas effective », a regretté M. Diagne, évoquant aussi l’absence de mise en œuvre des achats institutionnels pourtant prévus par l’État.
D’après l’Agence de Presse Sénégalaise, Aïssatou Gaye, présidente du Collège des transformateurs de riz, a insisté sur les difficultés financières auxquelles font face les unités agro-industrielles. Elle a notamment relevé l’existence des stocks importants qui ne sont pas écoulés, alors que les banques commencent à se retirer. Ce qui compromet la poursuite des activités et le financement des campagnes agricoles.
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