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Royaume-Uni: les promesses faites aux Ecossais froissent certains élus

A J-1 du référendum écossais, la campagne sur l’indépendance se durcit : les passions se déchaînent et chaque camp jette ses derniers arguments dans la bataille. Mais les promesses faites par les dirigeants des trois principaux partis britanniques d’accorder plus de pouvoir à l’Ecosse si elle reste dans l’Union se retournent contre eux.



Les politiques britanniques, au devant desquels le Premier ministre David Cameron, multuplient les promesses envers les Ecossais.
Les politiques britanniques, au devant desquels le Premier ministre David Cameron, multuplient les promesses envers les Ecossais.

Trois derniers sondages ont beau placer le « non » légèrement en tête à 52 % contre 48 %, en tenant compte de la marge d’erreur les chiffres sont trop serrés pour savoir qui l’emportera jeudi. Et avec un record de 97 % d’électeurs inscrits sur les listes, chaque vote va compter.

Les deux camps sont en train de lancer leurs derniers arguments dans la bataille. Le Premier ministre écossais Alex Salmond a à son tour adressé une lettre aux électeurs, leur rappelant qu’ils avaient entre les mains la décision la plus importante de leur vie. Une lettre conclue par un entraînant « Allons-y ! »

Une « formule Barnett » contestée

Dans l’autre camp, de nombreuses personnalités sont allés à la rencontre des travailleurs de nuit pour défendre leurs arguments au sujet, notamment, du financement des services de santé qui a donné lieu à d’âpres disputes. Dans leur déclaration solennelle en faveur d’une plus grande autonomie de l’Ecosse, conservateurs, travaillistes et libéraux-démocrates britanniques ont en effet promis de préserver la « formule Barnett », une méthode de redistribution de l’argent des impôts qui a toujours avantagé les Ecossais, notamment pour financer leur système de santé.

Mais cette offre a provoqué bien des remous à Westminster. Des députés de tous bords commencent à trouver le prix du maintien de l’Ecosse au sein du Royaume-Uni bien élevé et appellent même, si le non l’emporte, à la création d’un Parlement strictement anglais pour réparer d’éventuelles injustices.


Rfi.fr

Mercredi 17 Septembre 2014 - 15:34