Sur les images, sans doute tournées avec un téléphone portable, un soldat de la Minurso apparaît, son uniforme et son écusson bleu de l’Onu bien reconnaissables. Il encourage de jeunes sahraouis à revendiquer leurs droits. « Cette terre est la votre et personne ne vous l'enlèvera », explique-t-il en arabe à des jeunes assis en cercle autour de lui. Ou encore : « Vous devez exploiter toutes les occasions pour vous révolter à la manière des Egyptiens place Tahrir ».
Autour de lui, les Sahraouis écoutent et approuvent. Dans le fond de la tente est affiché un grand drapeau aux couleurs du Front polisario. Au moment de sa publication, la vidéo avait suscité une réaction immédiate sur la toile. Très vite les internautes marocains avaient identifié le soldat égyptien du nom de Hany Mustapha et réclamaient sa démission. De son côté, la mission de l’Onu s’était bien gardée de confirmer quoi que ce soit et s’était contentée d’affirmer, embarrassée, qu’elle enquêtait sur l’affaire. Trois semaines plus tard, ce n’est pas l’Onu mais la presse marocaine qui a rendu public le renvoi du soldat égyptien chez lui. La Minurso, en poste depuis 1992, a juste confirmé par la voie de son porte-parole que des mesures ont été prises.
Un commentaire à minima qui dissimule mal l’embarras de l’Onu face à cette prise de position évidente dans un conflit qui oppose le Maroc et le Front polisario depuis plus de 35 ans.
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