Le débat est aussi ancien que l’est la présence française au Sahel. Faut-il négocier avec les GAT, les groupes armés terroristes ? Jusqu’à présent, la position française n’a jamais varié : « On ne négocie pas avec les terroristes », dit Paris. Pourtant, la mission d’information de l’Assemblée nationale opère aujourd’hui une légère inflexion, tout en fixant les lignes rouges à ce qui est négociable.
« Pour les forces armées, je pense que c’est difficilement compréhensible quand, dans la négociation avec les GAT, il y a des libérations, eux, ils ont l’impression de concourir à l’arrestation de personnes dangereuses, puis finalement, au détour d’une négociation politique, de relâcher ces mêmes personnes. Ça c’est quelque chose, pour la France, qui est compliqué à manager. Et effectivement, qui pourra peut-être amener à des prises de décision de la part du président de la République. Mais néanmoins, on ne peut pas d’un côté dire qu’il y a une liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes et une nécessité vraiment que la transition démocratique se fasse et ne pas vouloir en payer le prix », explique Sereine Mauborgne, le rapporteur.
Les députés de la commission Défense plaident pour que les chefs terroristes soient neutralisés avant l’ouverture de toute négociation. Un prérequis espéré d’ici l’été, avant les annonces attendues sur une possible refonte de l’opération Barkhane.
« Pour les forces armées, je pense que c’est difficilement compréhensible quand, dans la négociation avec les GAT, il y a des libérations, eux, ils ont l’impression de concourir à l’arrestation de personnes dangereuses, puis finalement, au détour d’une négociation politique, de relâcher ces mêmes personnes. Ça c’est quelque chose, pour la France, qui est compliqué à manager. Et effectivement, qui pourra peut-être amener à des prises de décision de la part du président de la République. Mais néanmoins, on ne peut pas d’un côté dire qu’il y a une liberté des peuples à disposer d’eux-mêmes et une nécessité vraiment que la transition démocratique se fasse et ne pas vouloir en payer le prix », explique Sereine Mauborgne, le rapporteur.
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