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Sécurité à la frontière Libéria/Côte d'ivoire Général Philippe Mangou: "Les rumeurs sont alarmantes"

La situation sécuritaire de l’ouest commence de nouveau à inquiéter. Mercredi dernier, le général de division, Philippe Mangou, chef d’état major des Armées a échangé au Mess des Armées pendant 6 heures avec le gouvernorat militaire, le Centre de commandement intégré (CCI), le commandement du théâtre des opérations, les responsables des milices et les cadres de la région. Nous l’avons interrogé à ce sujet.



Général Philippe Mangou, chef d’état major des Armées de la Cote d'ivoire
Général Philippe Mangou, chef d’état major des Armées de la Cote d'ivoire
Mon général, pouvez vous nous donner la quintessence de la si longue réunion (6 h de temps) que vous venez d’avoir avec le gouvernorat et les cadres de l’ouest ?

Nous avons convoqué cette rencontre pour nous enquérir des nouvelles de l’ouest. Les rumeurs qui nous parviennent sont un peu alarmantes. Les gens font état de peuplement de certaines localités, de recrutement. Nous avons appelé les préfets et sous-préfets militaires de la région, tous les cadres de l’ouest pour discuter et voir la conduite à tenir, afin d’assurer la sécurité des populations. A part ce qui

vous a été dit sur la sécurité à la frontière avec le Libéria, que doit-on savoir ?

Comme tout pays, il faut sécuriser les frontières, surtout que bientôt nous aurons les élections. Nous allons jouer notre rôle de sécurisation à l’intérieur. S’agissant de l’ouest, il faut reconnaître qu’il y a des coupeurs de route. Les populations ne peuvent se déplacer comme elles veulent. Il y a un peuplement anormal, il s’agit pour nous de mener des opérations militaires pour que nous ayons une certaine lisibilité. Il y’a aussi des armes qui circulent.

A l’instar de ce que nous avons fait au niveau d’Abidjan, en démantelant les groupes d’autodéfense, qui il faut le reconnaître n’ont pas d’armes, nous leur avons simplement demandé de rejoindre les familles après les avoir enregistré, en attendant que des jours meilleurs se présentent. Nous allons entreprendre ce genre d’actions dans l’ouest (le démantèlement des milices, Ndlr). Nous ne laisserons en arme que les éléments des forces de défense et de sécurité.

Mon général, est ce que la question de Zéaglo a été abordée, où les populations déplacées ont du mal à retrouver leurs plantations ?

Oui ! Nous avons écouté respectivement le Sous-préfet de Bloléquin, le Préfet, et les cadres. Nous avons estimé qu’il doit y avoir une entente entre les cadres et les autorités préfectorales. Nous sortons d’une crise, tout ne se fait pas comme sur des roulettes. Il faut demander l’avis des uns et des autres. Il faut sensibiliser avant de mener des actions. Cela a un peu manqué. Nous avons demandé aux uns et autres de s’entendre afin que les déplacés puissent rejoindre leur plantation. Nous avons mis en place des éléments des forces de défense et de sécurité pour éviter ce qui s’est produit à Petit Duekoué et Guitrozon. C’est juste pour protéger les populations en attendant que des solutions soient trouvées. Dès que la situation va s’améliorer, nous allons retirer nos hommes.

Le Patriote

Vendredi 12 Décembre 2008 - 16:18



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