Dans une tribune conjointe parvenue à notre rédaction, les ambassadeurs de l'Union européenne et de ses dix-sept États membres représentés au Sénégal analysent les répercussions directes des tensions géopolitiques mondiales et du dérèglement climatique sur le pouvoir d'achat des ménages sénégalais. Les diplomates rappellent que « la guerre fait monter les prix mondiaux » et soulignent que « la libre circulation des marchandises reste essentielle au pouvoir d’achat ».
L'instabilité le long des grandes routes maritimes internationales influe directement sur le marché local. Pour le Sénégal, dont les importations de blé ont représenté « environ 175 milliards de FCFA en 2025 », toute réduction de l'offre globale accroît la facture nationale à l'importation. La représentation diplomatique européenne précise que « le débat récent sur le prix du pain en donne une illustration concrète », car « les boulangers invoquent la hausse du coût de la farine, du transport, du gasoil, de la levure, du sel et de l’électricité ».
La guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine constitue un facteur majeur de cette hausse des coûts. « Début août, les volumes de céréales exportés avaient chuté d’environ 47 % par rapport à la même période de l’année précédente », rappellent les diplomates européens dans leur texte. Ils ajoutent que « l’intensification des tensions militaires au Moyen-Orient perturbe aussi fortement le trafic maritime et la production pétrolière, avec des effets dramatiques sur les prix et les chaînes d’approvisionnement mondiales ».
Parallèlement aux conflits armés, l'Organisation météorologique mondiale alerte sur le retour du phénomène El Niño, « accompagné de risques accrus d’inondations, de sécheresses et de chaleurs extrêmes en Afrique ». Selon les prévisions citées dans le document, ce phénomène pourrait persister « jusqu’en février 2027 et compter parmi les épisodes les plus intenses depuis 1950 ». En Afrique de l’Ouest, l’ONU estime que « près de 55 millions de personnes risquent de basculer dans l’insécurité alimentaire aiguë sous l’effet combiné de ces crises ».
Face à ces menaces, la représentation européenne indique avoir mobilisé « plus de 2 milliards d’euros » pour mettre en place des « corridors de solidarité » afin d'offrir des voies alternatives d'exportation des céréales. Les auteurs de la tribune rappellent également que « les sanctions contre la Russie ne visent pas les échanges de produits agricoles, alimentaires, céréaliers ou d’engrais avec les pays tiers ». Sur le plan international, l'organisation a aussi alloué « 2,1 milliards d’euros » en 2025 pour renforcer la sécurité alimentaire globalement.
Au Sénégal, le partenariat s'oriente vers le développement des filières agricoles locales comme le maïs, le riz, la banane, l'arachide, le mil, l'oignon et l'anacarde. L'appui apporté en 2025 « a contribué à une production record de bananes, permettant au Sénégal de suspendre ses importations pendant trois mois ». Enfin, les représentants de l'Union européenne précisent que « plus de 4 000 producteurs ont aussi été accompagnés dans l’adoption de pratiques agroécologiques, dont une majorité de femmes », réaffirmant leur volonté de soutenir durablement les efforts de résilience et de souveraineté alimentaire du pays.
L'instabilité le long des grandes routes maritimes internationales influe directement sur le marché local. Pour le Sénégal, dont les importations de blé ont représenté « environ 175 milliards de FCFA en 2025 », toute réduction de l'offre globale accroît la facture nationale à l'importation. La représentation diplomatique européenne précise que « le débat récent sur le prix du pain en donne une illustration concrète », car « les boulangers invoquent la hausse du coût de la farine, du transport, du gasoil, de la levure, du sel et de l’électricité ».
La guerre d'agression menée par la Russie contre l'Ukraine constitue un facteur majeur de cette hausse des coûts. « Début août, les volumes de céréales exportés avaient chuté d’environ 47 % par rapport à la même période de l’année précédente », rappellent les diplomates européens dans leur texte. Ils ajoutent que « l’intensification des tensions militaires au Moyen-Orient perturbe aussi fortement le trafic maritime et la production pétrolière, avec des effets dramatiques sur les prix et les chaînes d’approvisionnement mondiales ».
Parallèlement aux conflits armés, l'Organisation météorologique mondiale alerte sur le retour du phénomène El Niño, « accompagné de risques accrus d’inondations, de sécheresses et de chaleurs extrêmes en Afrique ». Selon les prévisions citées dans le document, ce phénomène pourrait persister « jusqu’en février 2027 et compter parmi les épisodes les plus intenses depuis 1950 ». En Afrique de l’Ouest, l’ONU estime que « près de 55 millions de personnes risquent de basculer dans l’insécurité alimentaire aiguë sous l’effet combiné de ces crises ».
Face à ces menaces, la représentation européenne indique avoir mobilisé « plus de 2 milliards d’euros » pour mettre en place des « corridors de solidarité » afin d'offrir des voies alternatives d'exportation des céréales. Les auteurs de la tribune rappellent également que « les sanctions contre la Russie ne visent pas les échanges de produits agricoles, alimentaires, céréaliers ou d’engrais avec les pays tiers ». Sur le plan international, l'organisation a aussi alloué « 2,1 milliards d’euros » en 2025 pour renforcer la sécurité alimentaire globalement.
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