L'Ambassadeur de France au Sénégal, Jean Christophe Rufin
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a, selon Le Canard Enchaîné de mercredi, demandé le rappel de l'ambassadeur de France à Dakar Jean-Christophe Rufin qui, toujours selon le journal, a vivement critiqué la gestion du pays.
Le Canard écrit que M. Wade a demandé au président Nicolas Sarkozy de rappeler M. Rufin "et de nommer à Dakar un diplomate plus supportable". Interrogé par l'AFP, l'Elysée a répondu qu'il n'avait "rien à dire à ce sujet". "C'est le Quai d'Orsay qui gère", a-t-on ajouté.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Eric Chevallier, a déclaré que le Quai "n'a reçu aucune demande de cette nature". "Nous menons, notamment grâce à notre ambassadeur, un dialogue régulier et constructif avec le Sénégal", a-t-il ajouté.
Le Canard Enchaîné fait état de deux télégrammes "confidentiel défense" rédigés le 3 octobre, dans lesquels M. Rufin déconseille "une aide française massive" au Sénégal si Paris ne formule pas "des exigences très fermes", et "l'ouverture d'un dialogue avec l'opposition".
"Le président (sénégalais, ndlr) multiplie les voyages planétaires (...) et lance des projets somptuaires. (...) Venir en aide au Sénégal sans lui demander de réformer profondément son système politique reviendrait à fournir à un toxicomane la dose qu'il demande mais qui le conduit un peu plus sûrement vers sa fin", poursuit M. Rufin, selon la même source.
Paris vient d'accorder à Dakar un prêt exceptionnel de 125 millions d'euros, après approbation du Fonds monétaire international (FMI) qui a absous le 19 décembre le Sénégal pour les insuffisances notées dans l'application d'un programme de réforme de l'économie.
Une "petite phrase" ironique de M. Rufin avait fait polémique au Sénégal mi-décembre, une vice-présidente du Sénat ayant même demandé des "excuses publiques".
L'ambassadeur, qui s'exprimait avant l'octroi de l'aide financière de la France et faisait référence aux "fuites" parues dans la presse sur le montant du prêt, avait déclaré: "Au Sénégal, il est très difficile de garder des secrets. Tout le monde sait tout, ou tout le monde croit tout savoir, donc dit n'importe quoi".
Le Canard écrit que M. Wade a demandé au président Nicolas Sarkozy de rappeler M. Rufin "et de nommer à Dakar un diplomate plus supportable". Interrogé par l'AFP, l'Elysée a répondu qu'il n'avait "rien à dire à ce sujet". "C'est le Quai d'Orsay qui gère", a-t-on ajouté.
Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Eric Chevallier, a déclaré que le Quai "n'a reçu aucune demande de cette nature". "Nous menons, notamment grâce à notre ambassadeur, un dialogue régulier et constructif avec le Sénégal", a-t-il ajouté.
Le Canard Enchaîné fait état de deux télégrammes "confidentiel défense" rédigés le 3 octobre, dans lesquels M. Rufin déconseille "une aide française massive" au Sénégal si Paris ne formule pas "des exigences très fermes", et "l'ouverture d'un dialogue avec l'opposition".
"Le président (sénégalais, ndlr) multiplie les voyages planétaires (...) et lance des projets somptuaires. (...) Venir en aide au Sénégal sans lui demander de réformer profondément son système politique reviendrait à fournir à un toxicomane la dose qu'il demande mais qui le conduit un peu plus sûrement vers sa fin", poursuit M. Rufin, selon la même source.
Paris vient d'accorder à Dakar un prêt exceptionnel de 125 millions d'euros, après approbation du Fonds monétaire international (FMI) qui a absous le 19 décembre le Sénégal pour les insuffisances notées dans l'application d'un programme de réforme de l'économie.
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