L’Union des routiers du Sénégal menace de lancer un mot d'ordre de grève si l'État n'apporte pas de réponses rapides aux dysfonctionnements du secteur. À l’issue d’une concertation avec le ministère des Transports, Gora Khouma, secrétaire général du syndicat, a prévenu que l’absence d’actions concrètes conduirait inévitablement à une paralysie totale : « Si rien n’est fait, nous serons dans l’obligation d’aller en grève ». Les transporteurs réclament notamment l'application des décrets sur les contrôles routiers et une révision des tarifs de transport inchangés depuis 18 ans.
Au cœur des revendications figure le harcèlement lié à la multiplication des postes de contrôle, jugés excessifs en zones urbaines comme hors urbaines. Gora Khouma dénonce une incohérence administrative majeure, affirmant que le décret présidentiel limitant à trois le nombre de points de contrôle sur certains corridors n'est pas respecté. « On applique un arrêté, mais on bafoue un décret. Cela pose un véritable problème de cohérence de l’État », a-t-il fustigé, exigeant que les autorités clarifient la situation pour garantir la fluidité et la rentabilité du secteur.
La question économique est également un point de crispation majeur, avec des tarifs bloqués depuis 2008. Selon les syndicalistes, ce gel des prix provoque « des tensions dans les gares et des incompréhensions entre conducteurs et passagers ». Les transporteurs appellent à une actualisation urgente pour rétablir l'équilibre financier d'un secteur à bout de souffle.
Pour tenter de désamorcer la crise, les discussions ont abouti à la proposition de création d’un comité ad hoc. Ce cadre, qui devrait associer les ministères des Transports, de l'Intérieur, des Forces armées et des Finances, aura pour mission de « servir de tableau de bord pour le suivi des engagements, et produire des solutions opérationnelles ». Parmi les pistes envisagées figurent une période d'évaluation de six mois pour certaines mesures et la révision des restrictions horaires. Bien que les syndicats saluent l'écoute du secrétariat général du ministère, ils restent sur le qui-vive : « Nous avons été écoutés, maintenant l’État doit réfléchir et agir ».
Au cœur des revendications figure le harcèlement lié à la multiplication des postes de contrôle, jugés excessifs en zones urbaines comme hors urbaines. Gora Khouma dénonce une incohérence administrative majeure, affirmant que le décret présidentiel limitant à trois le nombre de points de contrôle sur certains corridors n'est pas respecté. « On applique un arrêté, mais on bafoue un décret. Cela pose un véritable problème de cohérence de l’État », a-t-il fustigé, exigeant que les autorités clarifient la situation pour garantir la fluidité et la rentabilité du secteur.
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