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Situation inédite au Sénégal: faute d’argent, la vaccination des enfants en péril

​Lors de l’atelier organisé par l’Association des journalistes en santé Population et Développement (Ajspd) et destiné aux rédacteurs en chef et chefs desk Santé des organes de presse, le coordonnateur du Programme élargi de vaccination (Pev), Dr Ousmane Badiane, a évoqué la menace de rupture qui pèse sur le programme de la vaccination à cause du retard de décaissement du budget. Par ailleurs, il est également revenu sur l’importance de la vaccination pour les enfants afin de les sauver de toutes ces épidémies comme la rougeole, la poliomyélite entre autres.



Situation inédite au Sénégal: faute d’argent, la vaccination des enfants en péril
Pas de vaccination l’année prochaine! Cela risque fort d’arriver pour les enfants qui devraient se faire vacciner des maladies pour lesquelles le Pev s’est engagé à lutter. Hier, son coordonnateur en a fait l’alerte. Selon lui, le Programme élargi de vaccination est confronté à un problème de financement et cela occasionnerait une rupture du stock de vaccins pour l’année 2021. « Par rapport à la vaccination,  il  y  a  l’Etat  qui  doit  mobiliser  des fonds, assurer l’achat des vaccins qu’on appelle traditionnel (…), il y a eu un retard dans le décaissement. Si d’ici la fin de l’année, le problème n’est pas réglé, ça peut impacter négativement sur la disponibilité des vaccins en 2021. Les conséquences restent la rupture de vaccin. Et là, on peut revoir la réapparition des épidémies qui étaient déjà contrôlées », a-t-il avisé, selon le journal Le Témoin qui a pris part à la rencontre.

Dr Ousmane Badiane estime que le Pev a besoin d’un financement de 3 milliards 117 millions Fcfa par année transférée à l’Unicef pour la part de l’Etat dans l’achat des vaccins. Par ailleurs, il souligne qu’il faudra également savoir que la pandémie de la covid-19, apparue le 2 mars dernier au Sénégal, a bouleversé complètement leur programme de vaccination. « Au début de la pandémie, il y avait des mesures de restrictions qui ont  été imposées  et un semi confinement,  demandant aux gens de rester chez eux. Et il y avait également une mobilisation du personnel sanitaire pour la lutte contre la covid-19. Donc, tous ces aspects ont impacté sur le système de santé de manière générale et aussi le celui de la vaccination. Et cela a réduit la fréquentation au niveau  des  structures.  Entre  les  mois  de mars, avril et mai, on a connu des baisses de performances au niveau de  la  vaccination  allant  jusqu’à 10%/mois  de  couverture.  Mais, avec  la  note  du  ministère  de  la Santé et de l’Action sociale qui demandait de maintenir la continuité des services avec la levée du confinement, les activités ont repris », a expliqué le coordonnateur du Pev Dr Badiane, rapporté par le journal.

Ainsi, il a également regretté l’attitude des personnes malintentionnées qui diffusent de fausses informations sur la vaccination pour empêcher les populations de vacciner leurs enfants. Car, selon ces dernières, les vaccinations ont des effets secondaires dans la procréation de ces enfants à leur âge adulte ou d’autres complications. « Les rumeurs ou fake news sont amplifiés par les réseaux sociaux. Actuellement, nous sommes dans un monde dominé par la communication au niveau des réseaux sociaux et chacun peut les utiliser pour donner des informations  qui sont  souvent erronées. Ce qu’il faut savoir et mettre à l’esprit, c’est que les vaccins avancent et marchent. Ils sont efficaces contre les maladies  qui  sont  ciblées.  Il  faut  continuer  à faire vacciner nos enfants pour leur santé », a-t-il rassuré dans les colonnes du Témoin.


Mercredi 18 Novembre 2020 - 10:13


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