Il y a trois semaines, le 3 juin dernier, les forces de sécurité soudanaises dispersaient dans la violence un sit-in des manifestants à Khatoum, faisant plus de 120 morts. Les protestataires campaient devant le QG de l’armée depuis deux mois pour demander que le pouvoir soit remis à des civils.
Ce jour-là, de nombreux médecins ont tenté de sauver des manifestants blessés mais en ont été empêchés par les Forces de réaction rapide. Depuis, l’Association des médecins soudanais, proche de la contestation, s’est organisée et a mis sur pied un véritable réseau parallèle.
Prêts à intervenir à tout moment, un peu plus de 200 docteurs soudanais se répartissent dans différents quartiers de Khartoum. Joignables par téléphones via une équipe qui coordonne les appels, ils se déplacent pour soigner discrètement les blessés là où ils se trouvent.
Aide psychologique
« Au début de la révolution, on a eu beaucoup de mal à transporter en toute sécurité les blessés jusqu’aux hôpitaux, explique le docteur Hamid Mohanad. Les ambulances et les voitures privées étaient arrêtées aux barrages, et les forces de sécurité faisaient sortir les blessés des véhicules. Les militaires sont même venus dans les hôpitaux pour empêcher les médecins de faire leur travail ».
L’équipe a ouvert une vingtaine de maisons sécurisées dans la capitale pour pouvoir travailler sans être inquiétée par les forces de sécurité. Elles reçoivent plus de dix appels par jour, selon un médecin qui a souhaité rester anonyme.
« On a reçu des appels, quinze jours après, parce que les gens ne faisaient pas confiance aux personnels des hôpitaux publics, confie-t-il. Ils ont demandé dans leur voisinage qui les a mis en contact avec nous. On a traité des gens qui avaient des blessures par balles, des fractures de la jambe, et des fois tout simplement des blessures minimes mais qui se sont infectées ».
Ces médecins disent recevoir de plus en plus d’appels pour une aide psychologique de personnes traumatisées par la violence dont elles ont été témoins. Ils ont donc mis en place une unité de psychologues pour les blessés mais également pour soutenir les médecins qui en ont besoin.
Ce jour-là, de nombreux médecins ont tenté de sauver des manifestants blessés mais en ont été empêchés par les Forces de réaction rapide. Depuis, l’Association des médecins soudanais, proche de la contestation, s’est organisée et a mis sur pied un véritable réseau parallèle.
Prêts à intervenir à tout moment, un peu plus de 200 docteurs soudanais se répartissent dans différents quartiers de Khartoum. Joignables par téléphones via une équipe qui coordonne les appels, ils se déplacent pour soigner discrètement les blessés là où ils se trouvent.
Aide psychologique
« Au début de la révolution, on a eu beaucoup de mal à transporter en toute sécurité les blessés jusqu’aux hôpitaux, explique le docteur Hamid Mohanad. Les ambulances et les voitures privées étaient arrêtées aux barrages, et les forces de sécurité faisaient sortir les blessés des véhicules. Les militaires sont même venus dans les hôpitaux pour empêcher les médecins de faire leur travail ».
L’équipe a ouvert une vingtaine de maisons sécurisées dans la capitale pour pouvoir travailler sans être inquiétée par les forces de sécurité. Elles reçoivent plus de dix appels par jour, selon un médecin qui a souhaité rester anonyme.
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