« Le cessez-le-feu [entré en vigueur dimanche à 00H00, NDLR] a été rompu. Le gouvernement est incapable de contrôler ses troupes », a accusé l’ancien vice-président sud-soudanais lors d’une conférence de presse à Addis Abeba, lundi 31 août, dénonçant des bombardements de positions rebelles sur le Nil Blanc par une flottille de trois canonnières et sept barges de transport de l’armée gouvernementale, sillonnant le fleuve.
Ce convoi « fait douter de la volonté du gouvernement d’appliquer l’accord de paix », a-t-il ajouté, appelant l’Igad (Djibouti, Éthiopie, Kenya, Ouganda, Somalie, Soudan, Soudan du Sud) à « prendre des mesures fermes pour arrêter ce convoi et le renvoyer d’où il vient ». « Depuis dimanche, les troupes doivent être stationnées sur leurs positions. Le fait que le gouvernement lance un convoi sur le Nil (-Blanc) est une grave violation du cessez-le feu. C’est une provocation pour nos troupes qui contrôlent ces zones et, puisque nous ne connaissons pas leurs intentions, il y a des combats », a expliqué Riek Machar.
Légitime défense ?
Dimanche, un porte-parole de l’armée avait admis que des embarcations du gouvernement se trouvaient sur le fleuve mais avait nié toute velléité hostile, laissant entendre que, si elles avaient tiré, c’était en légitime défense.
« Ce sont des accusations graves qui doivent être vérifiées », a réagi un porte-parole de l’Igad, assurant que toute violation du cessez-le-feu « ferait l’objet d’une enquête sur le terrain ». L’Igad a assuré la médiation des 19 mois de négociations sud-soudanaises à Addis Abeba et chapeaute le mécanisme chargé de contrôler et vérifier le « cessez-le-feu permanent ».
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