Farouk Abou Issa, chef des Forces nationales de consensus a été interpellé le 7 décembre dernier pour avoir signé un accord destiné à rassembler les principaux groupes d’opposition du pays.
Agé de 81 ans, l’homme a été admis à l’hôpital après deux semaines de détention.
Ses proches ont indiqué qu’il souffrait d’hypertension artérielle, de diabète et de problèmes cardiaques.
Amine Makki Madani, 75 ans, a été arrêté avec Farouk Abou Issa.
Militant de la société civile, il lui est reproché d’avoir signé un accord réclamant la formation d'un gouvernement de transition à Khartoum, baptisé "l'Appel du Soudan" avec des rebelles armés.
Amine Makki Madani demeure emprisonné.
Le procureur a ouvert des enquêtes sur dix possibles chefs d'accusation contre les deux hommes.
Tous portent sur des "crimes contre l'Etat", notamment "atteinte à l'ordre constitutionnel", "incitation à la haine contre l'Etat et incitation à la guerre contre l'Etat", et sont passibles de la peine de mort.
Le gouvernement soudanais, qui est confronté à plusieurs mouvements d’insurrection dans la région du Darfour et dans deux provinces au sud du pays, a averti que les politiciens qui formeraient des coalitions avec les rebelles, devraient en assumer les conséquences.
Selon certains activistes, les forces de sécurité se montrent de plus en plus menaçantes alors que la présidentielle d’Avril approche, un scrutin lors duquel le président Omar El-Béchir pourrait prolonger ses 25 ans au pouvoir.
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