Au Soudan, les différentes tentatives de dialogue pour obtenir un cessez-le-feu s’enlisent. Le chef de l’armée soudanaise, le général al-Burhan, a indiqué qu’il ne dialoguerait pas avec les paramilitaires du général Mohamed Hamdane Daglo, dit Hemedti, tant que ces derniers ne se retireront pas des zones qu’ils occupent. Les paramilitaires, eux, malgré l'annonce d'une trêve humanitaire, ont lancé une importante offensive cette semaine sur la région du Kordofan, devenue la nouvelle ligne de front. La communauté internationale a-t-elle encore les moyens d’infléchir le conflit ? Notamment les États-Unis ?
Survenue il y a deux semaines, la rencontre entre Donald Trump et Mohammed ben Salman, à Washington, avait suscité un peu d’espoir. Le président américain avait annoncé qu’il allait s’impliquer dans le dossier soudanais à la demande de son ami, le prince héritier saoudien.
Une implication personnelle du chef de l'État américain pourrait apporter un poids supplémentaire au groupe de médiateurs sur le Soudan, estime le chercheur Alex de Waal, directeur exécutif de la Fondation pour la paix mondiale de l'université Tufts. Une médiation qui n'a pour l'instant pas donné de résultat.
Les Émirats arabes unis accusés de fournir des armes aux paramilitaires
Mais Donald Trump est-il prêt pour autant à faire pression sur les Émirats arabes unis ? Ces derniers sont accusés par les autorités soudanaises et des experts de l'ONU de fournir des armes aux paramilitaires, même si Abou Dhabi dément officiellement toute implication.
Les enjeux économiques sont bien trop importants, souligne Cameron Hudson, chercheur au Centre pour les études stratégiques et internationales (CSIS) à Washington. Il rappelle qu’en mai dernier, l’administration américaine a autorisé la vente de 1,4 milliard de dollars d’équipement militaire aux Émirats arabes unis. Mais aussi qu'Abou Dhabi a investi 2 milliards de dollars dans une société de crypto monnaie détenue par la famille Trump.
Survenue il y a deux semaines, la rencontre entre Donald Trump et Mohammed ben Salman, à Washington, avait suscité un peu d’espoir. Le président américain avait annoncé qu’il allait s’impliquer dans le dossier soudanais à la demande de son ami, le prince héritier saoudien.
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