Lors d'un atelier consacré à cette orientation stratégique, le ministre de l'Énergie, du Pétrole et des Mines, Abdourahmane Diouf, a affirmé la volonté de l'État de franchir ce cap. « Il y a des décisions qui répondent aux urgences du présent et il y a des décisions qui engagent une nation sur plusieurs décennies. La décision du Sénégal d'engager la réalisation d'une première centrale électronucléaire appartient à cette seconde catégorie. Elle traduit une ambition de souveraineté énergétique, de transformation industrielle et de préparation de l'avenir. Je veux donc être très clair sur le sens de l'atelier qui nous réunit aujourd'hui : nous ne sommes plus au stade de nous demander si le Sénégal doit se préparer à l'énergie nucléaire. La décision politique est prise. Notre responsabilité est désormais d'organiser sa mise en œuvre avec méthode, rigueur et responsabilité », a-t-il souligné.
Pour concrétiser cette ambition, le gouvernement s'appuie sur le cadre méthodologique fourni par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), fondé sur l'approche par jalons. Ce processus structuré exige l'évaluation rigoureuse de dix-neuf domaines d'infrastructure, institutionnels, juridiques, financiers, techniques, environnementaux et humains à travers trois phases successives, sous la conduite du NEPIO (Nuclear Power Infrastructure Development Organisation).
« L'approche par jalons nous rappelle une exigence essentielle : une centrale nucléaire ne se résume pas à un ouvrage industriel. Elle repose sur une infrastructure nationale complète. L'AIEA identifie à cet égard trois phases de développement et 19 questions d'infrastructure qui doivent être traitées de manière cohérente. Chaque jalon doit être considéré non comme une formalité, mais comme une démonstration de notre niveau réel de préparation. Notre défi est donc simple à énoncer mais exigeant à réaliser : transformer une décision stratégique en un programme national crédible, finançable, sûr et maîtrisé », a poursuivi Abdourahmane Diouf.
Intervenant au nom de l'instance internationale, Frédéric Mazzalovo a rappelé l'expérience accumulée autour de cet accompagnement technique. « Si le programme est complexe, il y a une bonne nouvelle, c'est qu'il y a une méthodologie qui est disponible, et cette méthodologie, c'est la mise sous approche que nous verrons dans le détail au cours de ces cinq jours. Cette méthodologie est basée sur l'expérience de pays qui l'ont déjà mise en place, et nous fêterons l'année prochaine, en 2027, les 20 ans de cette méthodologie qui est donc vraiment éprouvée. Le document a déjà été révisé deux fois et, dans la semaine, nous verrons vraiment le contenu de cette méthodologie robuste», a -t-il indiqué.
Au-delà des aspects purement technologiques, le ministre de l'Énergie a insisté sur l'anticipation des besoins en capital humain, en ingénierie et en gouvernance réglementaire pour accompagner cette transition.
« Autre chantier majeur : le financement, les études de préfaisabilité, et donc commencer maintenant à former les ingénieurs, les opérateurs, les spécialistes de sûreté et de sécurité, les régulateurs, les juristes, les économistes et les chercheurs dont le Sénégal aura besoin. Notre ambition ne peut pas être simplement d'acheter une technologie. Notre cadre national doit mettre en place une gouvernance solide, former les compétences, évaluer les technologies, sécuriser le financement, préparer l'industrie nationale et surtout garantir la sûreté. Mais une étape importante vient ainsi d'être franchie : celle où l'ambition commence à se transformer en méthode », a déclaré Abdourahmane Diouf.
En inscrivant l'atome dans son équation énergétique, le pays ne cherche pas seulement à répondre à une courbe de consommation, mais pose les bases d'une véritable souveraineté industrielle pour les générations futures.
Pour concrétiser cette ambition, le gouvernement s'appuie sur le cadre méthodologique fourni par l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), fondé sur l'approche par jalons. Ce processus structuré exige l'évaluation rigoureuse de dix-neuf domaines d'infrastructure, institutionnels, juridiques, financiers, techniques, environnementaux et humains à travers trois phases successives, sous la conduite du NEPIO (Nuclear Power Infrastructure Development Organisation).
« L'approche par jalons nous rappelle une exigence essentielle : une centrale nucléaire ne se résume pas à un ouvrage industriel. Elle repose sur une infrastructure nationale complète. L'AIEA identifie à cet égard trois phases de développement et 19 questions d'infrastructure qui doivent être traitées de manière cohérente. Chaque jalon doit être considéré non comme une formalité, mais comme une démonstration de notre niveau réel de préparation. Notre défi est donc simple à énoncer mais exigeant à réaliser : transformer une décision stratégique en un programme national crédible, finançable, sûr et maîtrisé », a poursuivi Abdourahmane Diouf.
Intervenant au nom de l'instance internationale, Frédéric Mazzalovo a rappelé l'expérience accumulée autour de cet accompagnement technique. « Si le programme est complexe, il y a une bonne nouvelle, c'est qu'il y a une méthodologie qui est disponible, et cette méthodologie, c'est la mise sous approche que nous verrons dans le détail au cours de ces cinq jours. Cette méthodologie est basée sur l'expérience de pays qui l'ont déjà mise en place, et nous fêterons l'année prochaine, en 2027, les 20 ans de cette méthodologie qui est donc vraiment éprouvée. Le document a déjà été révisé deux fois et, dans la semaine, nous verrons vraiment le contenu de cette méthodologie robuste», a -t-il indiqué.
Au-delà des aspects purement technologiques, le ministre de l'Énergie a insisté sur l'anticipation des besoins en capital humain, en ingénierie et en gouvernance réglementaire pour accompagner cette transition.
« Autre chantier majeur : le financement, les études de préfaisabilité, et donc commencer maintenant à former les ingénieurs, les opérateurs, les spécialistes de sûreté et de sécurité, les régulateurs, les juristes, les économistes et les chercheurs dont le Sénégal aura besoin. Notre ambition ne peut pas être simplement d'acheter une technologie. Notre cadre national doit mettre en place une gouvernance solide, former les compétences, évaluer les technologies, sécuriser le financement, préparer l'industrie nationale et surtout garantir la sûreté. Mais une étape importante vient ainsi d'être franchie : celle où l'ambition commence à se transformer en méthode », a déclaré Abdourahmane Diouf.
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