Les combats ont repris, ce lundi, dans le nord-est du Mali avec beaucoup d’intensité, selon différentes sources contactées par RFI. Les deux derniers jours, ces combats étaient concentrés dans la localité de Diré, à quelques dizaines de kilomètres de Kidal. Mais ce lundi, les violents affrontements ont éclaté dans une autre localité, celle d’Anéfis, située à une centaine de kilomètres au sud de Kidal.
Après plusieurs heures d’intenses combats, cette localité stratégique située entre les villes de Kidal et de Gao, plus au sud, est tombée aux mains des groupes armés de la plateforme, vocable qui désigne les mouvements pro-gouvernementaux dans le nord du Mali. La nuit a été en revanche calme.
Selon un porte-parole de la plateforme, il y aurait eu au moins une dizaine de morts dans le camp adverse ainsi que des prisonniers et des véhicules saisis ou brûlés.
Du côté de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA), composée de rebelles touaregs et arabes, aucun commentaire, pour le moment. On s’attend à un communiqué. Cependant, un cadre de la CMA reconnaît que leurs hommes ne contrôlent plus Anéfis.
Il pleut beaucoup, le Mali est en période de crue, et la volonté d’un des belligérants de contrôler l’une des rares routes praticables dans la zone pour organiser des trafics illicites, pourrait expliquer cette reprise des combats.
Chaque camp accuse l’autre d’être responsable de la violation grave du cessez-le-feu signé par la rébellion, en juin dernier. De son côté, le gouvernement malien appelle les belligérants à la retenue alors que plusieurs observateurs se disent très inquiets.
Un périmètre de sécurité autour de Kidal
La Minusma a annoncé lundi soir une série de mesures pour empêcher l'extension des combats qui pourraient affecter la population de la ville de Kidal. Une zone de sécurité a été instaurée autour de la ville et sera maintenue « jusqu'à nouvel ordre ».
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