L'économiste togolais Kako Nobukpo a été suspendu de son poste de directeur de la Francophonie économique et numérique en décembre dernier, à cause de ses prises de position très critiques contre le Franc CFA. Interpellée sur la question lors de l'émission "Grand Jury", la Secrétaire générale de l'Organisation internationale de la Francophonie Michaelle Jean a invoqué le droit de réserve pour expliquer la mise à l’écart de l’économiste togolais.
"C'est une question administrative qu'une organisation internationale comme la nôtre a eu à régler avec l'un de ses cadres fonctionnaires; Il existe dans les standards de la fonction publique internationale une règle essentielle; c'est la règle de neutralité et le devoir de réserve. Vous ne pouvez pas, en tant que fonctionnaire d'une organisation internationale, sortir de cette réserve et de cette neutralité. Nous arrivons tous avec nos prises de position dans nos bagages. Mais dès lors que nous nous engageons dans une clause contractuelle dans un lieu nous devons nous tenir aux règles de conduites", a expliqué la patronne de l'instance dirigeante de la Francophonie.
La secrétaire générale de l'OIF n'a cependant pas voulu se prononcer sur l'avenir de l'ancien ministre togolais au sein de l'organisation qu'elle dirige. Elle préfère laisser la commission paritaire statuer sur le cas Kako Nobukpo.
Pour rappel, l'économiste togolais Kako Nobukpo avait, dans une tribune publiée le 29 novembre 2017 dans Le Monde Afrique, intitulée "Franc CFA : les propos de M. Macron sont “déshonorants pour les dirigeants africains", tiré sur la monnaie commune. Ce qui lui a valu une suspension de son poste au sein de l'Organisation internationale de la Francophonie.
"C'est une question administrative qu'une organisation internationale comme la nôtre a eu à régler avec l'un de ses cadres fonctionnaires; Il existe dans les standards de la fonction publique internationale une règle essentielle; c'est la règle de neutralité et le devoir de réserve. Vous ne pouvez pas, en tant que fonctionnaire d'une organisation internationale, sortir de cette réserve et de cette neutralité. Nous arrivons tous avec nos prises de position dans nos bagages. Mais dès lors que nous nous engageons dans une clause contractuelle dans un lieu nous devons nous tenir aux règles de conduites", a expliqué la patronne de l'instance dirigeante de la Francophonie.
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