Connectez-vous S'inscrire
PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)


PRESSAFRIK.COM , L'info dans toute sa diversité (Liberté - Professionnalisme - Crédibilité)



Syrie: les Kurdes souhaitent plus d'autonomie malgré la menace turque

​Les Kurdes de Syrie, qui se rapprochent du régime de Damas face aux menaces d'offensive turque, ont instauré une autonomie fragile sur les territoires qu'ils contrôlent dans le nord du pays en guerre. Ce rapprochement avec le pouvoir central est également l’occasion pour les Kurdes de négocier une autonomie plus large des provinces qu'ils contrôlent.




L'annonce du prochain départ des 2 000 soldats américains déployés en Syrie accélère les évènements sur le terrain. L'armée de Bachar el-Assad est entrée vendredi 28 décembre dans la région de Manbij, dans le nord du pays. Les forces de Damas ont répondu à une demande des Kurdes de Syrie, menacés par la Turquie voisine qui prépare actuellement un assaut.

Installés surtout dans le nord de la Syrie, les Kurdes, essentiellement sunnites avec des minorités non musulmanes et des formations politiques souvent laïques, représentent 15% de la population syrienne, selon les estimations.

Ils ont souffert de décennies de marginalisation et d'oppression et n'ont cessé de réclamer la reconnaissance de leurs droits culturels et politiques. Les régions syriennes contrôles par les Kurdes comptent notamment d'importants champs pétroliers, représentent près de 30% de la Syrie, selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme.

Une région semi-autonome depuis 2013

Le 12 novembre 2013, l'Union démocratique kurde (PYD, principal parti kurde syrien) et d'autres formations kurdes signent une déclaration établissant une administration autonome dans la région kurde.

En 2016 est annoncée la création d'une « région fédérale ». Celle-ci est composée de trois cantons : Afrin (nord-ouest), Euphrate (nord) et Jaziré (nord-est), chacun doté d'une assemblée locale ainsi que de représentants au sein d'un organe exécutif régional.

Les Kurdes se dotent également d'un « contrat social » – une sorte de Constitution – et un an plus tard, en 2017, les habitants des régions kurdes élisent leurs conseils municipaux.

Renforcer l’autonomie des régions kurdes

Ces initiatives s'apparentent à une autonomie qui reste fragile. Elles ont surtout attiré l'inimitié des forces de l'opposition et l'hostilité de la Turquie voisine.

Malgré le retour des forces armées syriennes dans leur territoire, le représentant en France des Kurdes de Syrie, Khaled Issa, explique que les Kurdes veulent « garder leurs institutions de défense et d’administration locale ».

La menace turque n’a pas d’incidence sur les revendications portées par les Kurdes en Syrie. « Notre projet est toujours d’actualité. Nous souhaitons une large décentralisation démocratique pour toute la Syrie, ce qui passe par la participation des périphéries au pouvoir central d’une façon démocratique », revendique Khaled Issa joint par Nicolas Falez.

rfi.fr

Samedi 29 Décembre 2018 - 09:41



Nouveau commentaire :
Facebook Twitter