Au Tchad, ce 4 septembre 2025, lors d’un rassemblement de dirigeants de l’opposition, Albert Pahimi Padacké a dénoncé un projet de révision technique de la Constitution. En cause : une éventuelle modification de l’article 77 qui stipule que « la fonction présidentielle est incompatible avec d’autres activités partisane et syndicale ». « Supprimer par calcul politicien l'impartialité constitutionnelle du chef de l'État, c'est abaisser la fonction présidentielle », a affirmé l’ancien Premier ministre
.Au Tchad, l’opposition rejette le projet de révision technique de la Constitution. Dans son viseur, l'article 77 qui stipule que « la fonction présidentielle est incompatible avec d’autres activités partisane et syndicale ».
Un projet de modification a été présenté le 2 septembre par le président de l‘Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaimi.
Pour rappel, le président de la République, Mahamat Idriss Déby, a été désigné président du Mouvement patriotique du salut (MPS) en janvier dernier. Une nomination qui a suscité des critiques, certaines pointant l'inconstitutionnalité de la mesure.
Ce 4 septembre, en présence d’une dizaine des présidents et secrétaires généraux des partis politiques dits de l'opposition, le chef de file de l’opposition, par ailleurs président du parti Rassemblement national des démocrates tchadiens (RNDT-Le Réveil), Albert Pahimi Padacké, dénonce des méthodes malsaines et une grave violation de la Constitution.
« Égoïsme »
« Supprimer par calcul politicien l'impartialité constitutionnelle du chef de l'État, c'est abaisser la fonction présidentielle, c'est prendre des risques pour la cohésion sociale, lance-t-il durant une intervention à laquelle a assisté notre correspondant à Ndjamena, Olivier Monodji. Ceux qui initient la modification de la Constitution pour légaliser sa violation par égoïsme portent une lourde responsabilité devant l'histoire et devant Dieu ».
Il poursuit : « Nous en appelons à un sursaut patriotique pour que la République reste la maison commune de tous. Au président de la République, nous disons : "Si vos conseillers ne vous le disent pas, entendez-le de l'opposition : lever l'incompatibilité de la fonction présidentielle vous dessert Monsieur le Président, et affaiblit la fonction présidentielle dans notre pays.". »
.Au Tchad, l’opposition rejette le projet de révision technique de la Constitution. Dans son viseur, l'article 77 qui stipule que « la fonction présidentielle est incompatible avec d’autres activités partisane et syndicale ».
Un projet de modification a été présenté le 2 septembre par le président de l‘Assemblée nationale, Ali Kolotou Tchaimi.
Pour rappel, le président de la République, Mahamat Idriss Déby, a été désigné président du Mouvement patriotique du salut (MPS) en janvier dernier. Une nomination qui a suscité des critiques, certaines pointant l'inconstitutionnalité de la mesure.
Ce 4 septembre, en présence d’une dizaine des présidents et secrétaires généraux des partis politiques dits de l'opposition, le chef de file de l’opposition, par ailleurs président du parti Rassemblement national des démocrates tchadiens (RNDT-Le Réveil), Albert Pahimi Padacké, dénonce des méthodes malsaines et une grave violation de la Constitution.
« Égoïsme »
« Supprimer par calcul politicien l'impartialité constitutionnelle du chef de l'État, c'est abaisser la fonction présidentielle, c'est prendre des risques pour la cohésion sociale, lance-t-il durant une intervention à laquelle a assisté notre correspondant à Ndjamena, Olivier Monodji. Ceux qui initient la modification de la Constitution pour légaliser sa violation par égoïsme portent une lourde responsabilité devant l'histoire et devant Dieu ».
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