Ce fut une prestation très solennelle sur tapis rouge et sur fond de drapeau palestinien. Chaque ministre est venu prêter serment, l’un après l’autre devant Mahmoud Abbas le président de l’Autorité palestinienne.
Ils sont dix-sept ministres, tous des technocrates mais pour la plupart tout de même proches du Fatah. Plusieurs ministres sont originaires de Gaza et n’ont pas pu se rendre à Ramallah, empêchés par les autorités israéliennes.
Mahmoud Abbas a ensuite annoncé la fin des divisions palestiniennes dans un message enregistré à la télévision. Le Hamas, frère ennemi du Fatah, a, à son tour, salué ce gouvernement d’unité.
Sept ans d'attente pour un gouvernement d'union
Un coup politique qui n’était pas gagné d’avance car une demi-heure avant la cérémonie, le Hamas a menacé de ne pas soutenir le gouvernement à cause de divisions sur l’existence d’un ministère des prisonniers, divisions apparemment aplanies.
Cela fait sept ans que les Palestiniens attendaient ce gouvernement d’union. Et Benjamin Netanyahu, le premier ministre, a d'ores et déjà condamné ce gouvernement affirmant qu’il ne « ne va pas renforcer la paix mais le terrorisme ».
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