Dans ce salon de coiffure tenu par un Congolais, le maniement des ciseaux est minutieux. Les clients attendent leur tour sur un fond de musique du pays. Si la situation sanitaire commence à s’améliorer, la Tunisie vient de connaître des semaines très difficiles. Beni Moussaï, un étudiant de 21 ans raconte comment il a vécu cette période : « C'était vraiment pénible. Même mes parents au pays étaient vraiment inquiets. Le covid-19 fait beaucoup de dégâts. Je pense que le vaccin jusqu'à présent, c'est vraiment le remède efficace et j'encourage mes frères subsahariens à aller se faire vacciner. »
Le message est bien reçu par son ami Chilo Mouniapara. Il est très heureux de pouvoir le faire en Tunisie : « Je viens du Congo et je suis ici en Tunisie. Si je ne me fais pas vacciner, comment je vais faire pour m'en sortir. Une fois que tu résides en Tunisie, tu as le droit de te faire vacciner. »
Des difficultés pour les personnes en situation irrégulière
La constitution tunisienne oblige l’État à soigner tous ceux qui vivent sur son territoire. Dans les faits, le manque de connaissance du système de santé par exemple ou encore les discriminations freinent l’accès à la santé. C’est encore plus compliqué pour les personnes en situation irrégulière. « En Tunisie, pour nous, les Subsahariens, quand tu n'as pas de papiers, c'est difficile quand même. Et concernant la vaccination, il faut aussi privilégier [les sans-papiers ndlr] parce que si on les met de côté, c'est renoncer aux droits humains. Tout le monde a le droit à la santé », estime Beni Moussaï.
Les deux étudiants vont patienter encore un peu. La Tunisie devrait commencer à vacciner les plus jeunes dans les prochaines semaines.
Le message est bien reçu par son ami Chilo Mouniapara. Il est très heureux de pouvoir le faire en Tunisie : « Je viens du Congo et je suis ici en Tunisie. Si je ne me fais pas vacciner, comment je vais faire pour m'en sortir. Une fois que tu résides en Tunisie, tu as le droit de te faire vacciner. »
Des difficultés pour les personnes en situation irrégulière
La constitution tunisienne oblige l’État à soigner tous ceux qui vivent sur son territoire. Dans les faits, le manque de connaissance du système de santé par exemple ou encore les discriminations freinent l’accès à la santé. C’est encore plus compliqué pour les personnes en situation irrégulière. « En Tunisie, pour nous, les Subsahariens, quand tu n'as pas de papiers, c'est difficile quand même. Et concernant la vaccination, il faut aussi privilégier [les sans-papiers ndlr] parce que si on les met de côté, c'est renoncer aux droits humains. Tout le monde a le droit à la santé », estime Beni Moussaï.
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