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Ukraine: au G7, Obama accuse Poutine de vouloir ressusciter l’URSS

L’Ukraine a été au centre des discussions lors du sommet du G7, qui s’est tenu ces 7 et 8 juin à Krün, en Allemagne. Les chefs d’Etat et de gouvernement des pays membres du Groupe des Sept ont décidé de maintenir les sanctions économiques qui pèsent sur la Russie, Barack Obama mettant en garde Moscou contre son isolement croissant. Moscou, de son côté, minimise l’impact du sommet.



Barack Obama, le président des Etats-Unis, lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet du G7 en Allemagne, ce lundi 8 juin. REUTERS/Kevin Lamarque
Barack Obama, le président des Etats-Unis, lors d'une conférence de presse à l'issue du sommet du G7 en Allemagne, ce lundi 8 juin. REUTERS/Kevin Lamarque
C’est la seconde fois que les quelques pays les plus industrialisés du monde se réunissait sans la Russie. Moscou a pourtant été au centre des discussions entre les chefs d'Etat et de gouvernement de l'ancien G8 redevenu G7 (Etats-Unis, Allemagne, Japon, France, Royaume-Uni, Italie, Canada). Le maintien des sanctions économiques pesant sur la Russie a été annoncé à l’issue des discussions, le communiqué final précisant même que les Etats membres du G7 sont « prêts à prendre d'autres mesures restrictives pour augmenter le coût pour la Russie si ses actions le rendent nécessaire ».
 
Obama tacle lourdement Poutine
 
Le président des Etats-Unis s’est montré particulièrement ferme à l’égard de Vladimir Poutine. « Souhaite-t-il continuer de ruiner l'économie de son pays et l'isoler davantage au nom de la recherche insensée de la gloire passée de l'empire soviétique, ou peut-il admettre que la grandeur de la Russie ne dépend pas de la violation de l'intégrité territoriale et de la souveraineté d'autres pays ? », a lancé le président états-unien.
 
Pour Barack Obama, l’absence de la Russie du sommet du G7 pour la seconde fois est « la preuve que la Russie est isolée ». « Comme nous avons pu constater ces derniers jours, des forces russes poursuivent leurs opérations dans l'est de l'Ukraine. Elles violent la souveraineté et l'intégrité territoriale de l'Ukraine », a vitupéré Barack Obama, qui juge que « les sanctions ont, et c'est un fait, fragilisé l'économie russe. La monnaie est très basse, l'inflation très haute. Le pays se trouve en récession. Donc, les actions de la Russie en Ukraine font mal à la Russie. Elles font mal aussi à la population russe. »
 
 
 
Le G7 maintient les sanctions économiques face à la Russie
Assurant que la décision de maintenir les sanctions ne fermait pas la porte à la voie diplomatique, Barack Obama a cependant insisté : « Tant que la Russie ne respecte pas les accords de Minsk, les sanctions seront maintenues. Nos partenaires européens maintiendront leurs sanctions jusqu'à ce que les accords de Minsk soient appliqués. Les sanctions seront prolongées au-delà du mois de juillet. Le G7 est prêt à renforcer les sanctions contre la Russie si cela est nécessaire. »
 
Moscou répond par le mépris
 
La Russie a pour sa part réagi par le mépris, a pu constater la correspondante de RFI à Moscou, Muriel Pomponne. La seule réaction d’un officiel a été celle du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « Il est désormais impossible de réunir sept ou huit personnes pour discuter efficacement des problèmes mondiaux », a-t-il déclaré à l’agence de presse RIA. Et concernant les « spéculations sur l’invitation ou pas de Vladimir Poutine », Dmitri Peskov a répondu que le président « se concentrait sur sa participation à des formats de rencontres beaucoup plus efficaces, reflétant réellement l’état des choses dans un espace économique global. »
 
Dmitri Peskov a également refusé de commenter la déclaration du G7 concernant la poursuite des sanctions à l’encontre de la Russie. Il a renvoyé les journalistes aux propos du ministre russe des Affaires étrangères. Sergueï Lavrov avait, lundi, accusé l’Ukraine de « prendre en otage les pays occidentaux ». Dans la presse russe, le journal RBK titre : « G7, menaces et promesses » et évoque « une position équilibrée à l’égard de la Russie ». Le quotidien souligne que « le G7 a choisi le statu quo », et que le renforcement éventuel des sanctions est « lié à l’attitude future de la Russie en Ukraine et aux actions des séparatistes ».
 
L’autre quotidien influent dans le pays, Kommersant, évoque un « divorce » entre Moscou et le G7. Le journal estime qu’« avec l’absence du leader russe, le G7 a perdu sa vocation d’institution évoquant les problèmes globaux, pour devenir un club protégeant les valeurs occidentales ». Mais paradoxalement, jamais le G7 n’a autant parlé de la Russie.
 
 

Ukraine: au G7, Obama accuse Poutine de vouloir ressusciter l’URSS
Sept soldats ukrainiens tués dans l’est du pays lundi
 
 
Des miliciens pro-gouvernmentaux patrouillent dans la région proche de Donetsk, dans l'est spératiste de l'Ukraine.
REUTERS/Gleb Garanich
Les combats continuent dans l’est séparatiste de l’Ukraine, où 6 400 personnes ont été tuées depuis le début du conflit. Kiev a annoncé que sept soldats ukrainiens ont été tués lundi. Leur véhicule a sauté sur une mine anti-char à Krasnogorivka, à 20 kilomètres à l’ouest de Donetsk. Une ville toute proche de Mariinka, où les combats ont repris, une semaine après les affrontements meurtriers qui ont eu lieu la semaine dernière, lorsque les forces séparatistes pro-russes ont lancé une offensive.
 
Les séparatistes auraient notamment touché plusieurs quartiers de Mariinka où « le nombre des victimes civiles est en train d'être déterminé », a précisé à l’Agence France-Presse Andreï Lyssenko, un porte-parole ukrainien. Les autorités de Kiev disent craindre une escalade qui remettrait en cause les accords de paix de Minsk de février.
 
En fin de semaine dernière, le Conseil de sécurité a lui aussi fait état de ses craintes, jugeant que la situation en Ukraine était sur le point de basculer en « guerre totale ». Selon les autorités ukrainiennes, la Russie a engagé 10 000 de ses soldats dans l’est du territoire ukrainien, aux côtés des séparatistes. Des forces séparatistes qui disposent, toujours selon Kiev, de 33 000 combattants et de 558 chars et pièces d’artillerie. 

Rfi.fr

Mardi 9 Juin 2015 - 10:05