Manuel Valls avait déjà manifesté son agacement mardi, avant le meeting d'Emmanuel Macron à la Mutualité. «Il est temps que cela s'arrête», avait dit le Premier ministre. Le ministre de l'Economie lui avait répondu en livrant un discours de candidat sans vraiment se déclarer et lançant, bravache, qu'il ferait d'autres meetings. La riposte a été cinglante. Mercredi, devant les députés socialistes, Manuel Valls a tiré à boulet rouge sur son rival, qui affirmait mardi soir qu'il «inquiète le système». «On ne peut pas dénoncer un prétendu "système" en cédant aux sirènes du populisme quand, circonstance aggravante, on est soi-même le produit le plus méritant de l'élite de la République.» Le Premier ministre a ajouté: «Je le dis en présence de ministres, de parlementaires qui ont toujours su montrer leur loyauté. L'éthique de responsabilité, c'est le devoir de clarté, pas l'entretien d'un climat, pourri par l'ambigüité.»
Plus tôt, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, avait esquivé les interrogations sur la situation d'Emmanuel Macron. Il faut «éviter de s'égailler, de se disperser», avait dit le porte-parole. «Ce matin au conseil des ministres n'a pas été évoqué une seule fois le meeting de la Mutualité hier soir», avait-il affirmé, indiquant que François Hollande, relativement épargné par Emmanuel Macron mardi soir, aurait l'occasion de s'exprimer sur le sujet jeudi, lors de sa traditionnelle interview du 14-juillet.
Tous les membres du gouvernement n'ont pas affecté la même indifférence. Jean-Marie Le Guen, ministre des Relations avec le Parlement, a lui aussi dénoncé le «populisme» des propos de son collègue Macron. «C'est un thème qui est assez dangereux, je lui conseille de (ne) pas (y) aller, c'est un thème, un vocabulaire populiste (...). Le "système", c'est la démocratie représentative, c'est l'Etat de droit, l'économie de marché dans laquelle nous sommes... Si c'est tout ça le système, alors critiquer le système c'est un problème», a-t-il dit sur France Info.
Plus tôt, Stéphane Le Foll, porte-parole du gouvernement, avait esquivé les interrogations sur la situation d'Emmanuel Macron. Il faut «éviter de s'égailler, de se disperser», avait dit le porte-parole. «Ce matin au conseil des ministres n'a pas été évoqué une seule fois le meeting de la Mutualité hier soir», avait-il affirmé, indiquant que François Hollande, relativement épargné par Emmanuel Macron mardi soir, aurait l'occasion de s'exprimer sur le sujet jeudi, lors de sa traditionnelle interview du 14-juillet.
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