Lundi 27 décembre, le procureur d'Abidjan, Richard Adou, a présenté le rapport d’activités de l’Unité spéciale d’enquête qu’il dirige sur les violences politico-ethniques de 2020. Ces violences, liées à la présidentielle et à la candidature d’Alassane Ouattara rejetée par l’opposition, ont fait 85 morts. Le procureur a indiqué que 273 personnes étaient impliquées et a épinglé de nombreux responsables politiques d’opposition comme commanditaires et financiers des violences. En tête : Henri Konan Bédié, président du Parti démocratique de Côte d'Ivoire-Rassemblement démocratique africain (PDCI-RDA) et chef de file de la désobéissance civile.
Selon Richard Adou, Henri Konan Bédié peut être poursuivi, malgré son statut d’ancien chef de l’État. Le procureur d'Abidjan a invoqué, lundi, l’article 54 de la loi de 2005 sur le statut des anciens présidents. Cet article permet de juger un ancien chef de l’État comme n’importe quel justiciable en cas d’infractions commises en période électorale.
Mercredi 29 décembre, le PDCI-RDA a rétorqué que cela « ne peut s’entendre que dans le cas où une élection régulière, conforme aux termes de la Constitution ivoirienne ». Le message sous-entendu est que Henri Konan Bédié ne reconnaît toujours pas la présidentielle de 2020, puisque la candidature d’Alassane Ouattara était, selon lui, anticonstitutionnelle. Le communiqué renvoie donc la responsabilité des violences sur ceux qu’il nomme les « supporters » du troisième mandat.
Selon Richard Adou, Henri Konan Bédié peut être poursuivi, malgré son statut d’ancien chef de l’État. Le procureur d'Abidjan a invoqué, lundi, l’article 54 de la loi de 2005 sur le statut des anciens présidents. Cet article permet de juger un ancien chef de l’État comme n’importe quel justiciable en cas d’infractions commises en période électorale.
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