Le Réseau interafricain pour les femmes, médias, genre et développement (FAMEDEV) a intensifié son plaidoyer à Ziguinchor, en appelant les patrons de presse à intégrer davantage la dimension du genre dans leurs lignes éditoriales. Lors d’un atelier régional, le réseau a mis en évidence la faible représentation des femmes, tant comme sujets que comme sources d’information, malgré les avancées enregistrées.
Le chargé de projet de cette ONG, Papa Adama Touré, estime que les réalités socioculturelles demeurent des obstacles majeurs à une meilleure représentation des femmes dans les médias.
« On a dans certains domaines des progressions mais dans d'autres, il y a des freins persistants notamment en économie, en politique. On a vu que les sujets dits dans l'interprétation durs ou très sérieux n'étaient pas confiés à des femmes. Donc, là aussi, c'est un autre facteur », a-t-il expliqué.
« Encourager les journalistes-reporters à travailler sur les questions du genre »
D’après lui, il n’existe pas véritablement de desks dédiés au genre dans de nombreux médias. Il souligne également un déficit de sensibilisation, aussi bien chez les femmes que chez les hommes.
« Par exemple, quand on traite des victimes de violences basées sur le genre notamment les viols, la plupart des journalistes ne font pas attention aux termes à utiliser. Or, la manière de rédiger peut soit protéger la victime, soit, au contraire, la stigmatiser davantage », a déploré le responsable du projet du réseau FAMEDEV.
Par ailleurs, selon lui, cela montre que d’autres facteurs entrent en jeu notamment la formation, l’insertion professionnelle et les choix au sein des rédactions.
« À ce niveau, la responsabilité incombe également aux dirigeants des médias qui sont appelés à intégrer davantage la question du genre dans leurs lignes éditoriales, en poussant plus leurs journalistes-reporters à travailler sur les questions du genre », a-t-il suggéré.
Cérémonie de clôture du lancement de la 7e édition du rapport national du Projet GMMP 2025
Le lancement de la 7e édition du rapport national du Projet mondial de monitorage des médias (GMMP) 2025, a été clôturé, ce 23 avril 2026, en présence de Honoré Blao venu du Togo et Flavienne Ramasanao de Madagascar qui ont respectivement présenté le rapport régional et le rapport du Madagascar du GMMP 2025.
« Nous sommes profondément honorés par la présence de la délégation venue de Madagascar, du Burkina Faso et du Togo. Votre déplacement n'est pas passé inaperçu. Il témoigne d'un engagement clair, d'une conviction partagée que la transformation du système médiatique africain est non seulement nécessaire, mais urgente », a déclaré la présidente exécutive du réseau FAMEDEV, Amie Joof.
Elle a également saisi cette occasion pour remercier ses collègues et participants des régions de Matam, de Saint-Louis, de Tambacounda et de Dakar pour « leurs participations actives et les expériences partagées (…) les journalistes, les étudiants et étudiantes qui ont assuré le monitoring ».
Passer de l’évidence à l’action
En poursuivant, elle a souligné que : « Ces assises ne sont pas une fin, mais un point de départ. Car aujourd’hui, la question n’est plus de constater. Les données sont là. Les évidences sont établies. Notre responsabilité collective est désormais claire : passer de l’évidence à l’action ».
À ce titre, elle a exhorté à agir afin d’améliorer les pratiques médiatiques, de promouvoir une représentation équitable et de construire une société où les femmes sont pleinement reconnues. « C’est à cette condition que nous pourrons bâtir des sociétés plus justes, libérées des violences basées sur le genre et des inégalités », a-t-elle soutenu.
Le film « Judduwaat » de l’actrice et réalisatrice Kadia Sall
Après la projection du film Judduwaat, réalisé par Kadia Sall, un panel s’est tenu autour du traitement médiatique des violences basées sur le genre dans la presse et d’un recueil de recommandations des participants.
Ce court-métrage, inspiré de l’histoire personnelle de la réalisatrice, explore la résilience face aux blessures invisibles et aux cicatrices du passé, notamment celles liées aux mutilations génitales féminines.
Le chargé de projet de cette ONG, Papa Adama Touré, estime que les réalités socioculturelles demeurent des obstacles majeurs à une meilleure représentation des femmes dans les médias.
« On a dans certains domaines des progressions mais dans d'autres, il y a des freins persistants notamment en économie, en politique. On a vu que les sujets dits dans l'interprétation durs ou très sérieux n'étaient pas confiés à des femmes. Donc, là aussi, c'est un autre facteur », a-t-il expliqué.
« Encourager les journalistes-reporters à travailler sur les questions du genre »
D’après lui, il n’existe pas véritablement de desks dédiés au genre dans de nombreux médias. Il souligne également un déficit de sensibilisation, aussi bien chez les femmes que chez les hommes.
« Par exemple, quand on traite des victimes de violences basées sur le genre notamment les viols, la plupart des journalistes ne font pas attention aux termes à utiliser. Or, la manière de rédiger peut soit protéger la victime, soit, au contraire, la stigmatiser davantage », a déploré le responsable du projet du réseau FAMEDEV.
Par ailleurs, selon lui, cela montre que d’autres facteurs entrent en jeu notamment la formation, l’insertion professionnelle et les choix au sein des rédactions.
« À ce niveau, la responsabilité incombe également aux dirigeants des médias qui sont appelés à intégrer davantage la question du genre dans leurs lignes éditoriales, en poussant plus leurs journalistes-reporters à travailler sur les questions du genre », a-t-il suggéré.
Cérémonie de clôture du lancement de la 7e édition du rapport national du Projet GMMP 2025
Le lancement de la 7e édition du rapport national du Projet mondial de monitorage des médias (GMMP) 2025, a été clôturé, ce 23 avril 2026, en présence de Honoré Blao venu du Togo et Flavienne Ramasanao de Madagascar qui ont respectivement présenté le rapport régional et le rapport du Madagascar du GMMP 2025.
« Nous sommes profondément honorés par la présence de la délégation venue de Madagascar, du Burkina Faso et du Togo. Votre déplacement n'est pas passé inaperçu. Il témoigne d'un engagement clair, d'une conviction partagée que la transformation du système médiatique africain est non seulement nécessaire, mais urgente », a déclaré la présidente exécutive du réseau FAMEDEV, Amie Joof.
Elle a également saisi cette occasion pour remercier ses collègues et participants des régions de Matam, de Saint-Louis, de Tambacounda et de Dakar pour « leurs participations actives et les expériences partagées (…) les journalistes, les étudiants et étudiantes qui ont assuré le monitoring ».
Passer de l’évidence à l’action
En poursuivant, elle a souligné que : « Ces assises ne sont pas une fin, mais un point de départ. Car aujourd’hui, la question n’est plus de constater. Les données sont là. Les évidences sont établies. Notre responsabilité collective est désormais claire : passer de l’évidence à l’action ».
À ce titre, elle a exhorté à agir afin d’améliorer les pratiques médiatiques, de promouvoir une représentation équitable et de construire une société où les femmes sont pleinement reconnues. « C’est à cette condition que nous pourrons bâtir des sociétés plus justes, libérées des violences basées sur le genre et des inégalités », a-t-elle soutenu.
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