Robert Mugabe et sa femme lors de la campagne, le 18 juillet 2013. Reuters/Philimon Bulawayo
A en croire les observateurs, le poids des années commence à se faire sentir chez Robert Mugabe : le pas est plus lourd, il appuie ses coudes sur le pupitre pour se soutenir pendant ses discours. Mais à 89 ans, le président zimbabwéen continue de tenir des meetings, et son aura attire toujours les foules, qu'il enflamme par ses longs discours.
Il y diabolise ses adversaires, fustige les homosexuels, qu'il comparaît encore cette semaine à des animaux sauvages, ou encore et surtout dénigre son principal rival, Morgan Tsvangirai, qu'il n'hésite pas à présenter comme une grenouille sautant de femme en femme.
La vie privée du leader du MDC (Mouvement pour le changement démocratique) aura été très présente au cours de cette campagne. Le parti au pouvoir a même fait diffuser des spots télévisés où d'ex-partenaires de Morgan Tsvangirai se plaignent de lui.
Tsvangirai qui lui aussi mobilise les foules. Ainsi, c'est une marée rouge, la couleur du MDC, qui a déferlé le week-end dernier sur le stade de Bulawayo où le Premier ministre tenait meeting.
Morgan Tsvangirai lui, dit douter de la neutralité de la commission électorale et de sa capacité à organiser un scrutin crédible.
Il n'est pas le seul à s'inquiéter. La communauté internationale et le bloc des pays d'Afrique australe aussi. Les récentes arrestations d'avocats et de militants des droits de l'homme, et le vote chaotique des forces de sécurité la semaine dernière, n'ont pas contribué à les rassurer.
Source : Rfi.fr
Il y diabolise ses adversaires, fustige les homosexuels, qu'il comparaît encore cette semaine à des animaux sauvages, ou encore et surtout dénigre son principal rival, Morgan Tsvangirai, qu'il n'hésite pas à présenter comme une grenouille sautant de femme en femme.
La vie privée du leader du MDC (Mouvement pour le changement démocratique) aura été très présente au cours de cette campagne. Le parti au pouvoir a même fait diffuser des spots télévisés où d'ex-partenaires de Morgan Tsvangirai se plaignent de lui.
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