Un nouveau rapport de Global Financial Integrity (GFI) dresse un bilan alarmant de la décennie 2013-2022. les flux financiers illicites (FFI), portés par des pratiques commerciales frauduleuses, ont siphonné les économies d’Afrique subsaharienne, transformant paradoxalement le continent en un « créancier net» du reste du monde. Au cœur de cette hémorragie financière, se trouve la facturation erronée (trade misinvoicing). Cette technique consiste à manipuler délibérément la valeur des exportations ou des importations sur les factures déclarées aux douanes. Selon GFI, ces écarts de prix représentent chaque année entre 30 et 52 milliards de dollars. Les secteurs les plus vulnérables demeurent les matières premières de haute valeur comme le pétrole, l'or et les diamants, où l'opacité des prix et le déséquilibre des pouvoirs face aux acheteurs multinationaux facilitent les transactions clandestines.
Le déficit total de valeur enregistré pour la seule année 2022 en Afrique subsaharienne est estimé à 152,9 milliards de dollars. La perte annuelle moyenne subie par la région sur la décennie est évaluée à 112,97 milliards de dollars. Le rapport souligne qu’aucun pays de la région n'a réalisé de progrès significatif pour réduire ces écarts au cours des dix dernières années. Si le phénomène est généralisé, certains pays se distinguent par l'ampleur des volumes ou l'intensité du choc économique. L'Afrique du Sud, locomotive économique du sud, détient le triste record du déficit cumulé le plus important. En dix ans, 478 milliards de dollars se sont évaporés, dont près de la moitié (238,4 milliards) dans ses échanges avec les économies avancées. La Gambie, quant à elle, illustre la fragilité des petites économies. Les écarts de valeur y ont atteint 44 % du commerce total du pays. Avec les économies avancées, cet écart moyen s'établit à 37 %, un niveau record qui paralyse le développement national.
Le déficit total de valeur enregistré pour la seule année 2022 en Afrique subsaharienne est estimé à 152,9 milliards de dollars. La perte annuelle moyenne subie par la région sur la décennie est évaluée à 112,97 milliards de dollars. Le rapport souligne qu’aucun pays de la région n'a réalisé de progrès significatif pour réduire ces écarts au cours des dix dernières années. Si le phénomène est généralisé, certains pays se distinguent par l'ampleur des volumes ou l'intensité du choc économique. L'Afrique du Sud, locomotive économique du sud, détient le triste record du déficit cumulé le plus important. En dix ans, 478 milliards de dollars se sont évaporés, dont près de la moitié (238,4 milliards) dans ses échanges avec les économies avancées. La Gambie, quant à elle, illustre la fragilité des petites économies. Les écarts de valeur y ont atteint 44 % du commerce total du pays. Avec les économies avancées, cet écart moyen s'établit à 37 %, un niveau record qui paralyse le développement national.
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