D’emblée, le chercheur de l’Iris est revenu sur le rôle géopolitique du Sénégal, en Afrique de l’Ouest et sur le continent. « Il faut d’abord rappeler qu’à l’époque où les partis uniques sévissaient dans la quasi-totalité des pays du continent, le Sénégal a été considéré comme l’un des rares îlots de démocratie. (…) », a expliqué le chercheur.
Et monsieur Laloupo de rajouter, « dépourvu de ressources naturelles et stratégiques – avant la découverte récente du pétrole –, le pays a opté pour une diplomatie d’influence basée sur cette réputation « d’exception démocratique ». Plutôt que de promouvoir son système démocratique passablement lacunaire sur un continent fracturé en blocs idéologiques au cours des années 1970 et 1980, le Sénégal a, dans un premier temps, orienté cette diplomatie d’influence vers les partenaires extérieurs ».
Aujourd’hui cette impasse politique inquiète bien, le journaliste chercheur. « Ce qui est évident à travers à cette décision, c’est que depuis l’indépendance puis l’instauration du multipartisme intégral au Sénégal, Macky Sall vient provoquer une fracture dans l’ordre institutionnel du pays en instaurant un état d’exception dont on ne connaît pas aujourd’hui l’issue. C’est une rupture du consensus démocratique engagé depuis 1963 et conforté en 1981 par l’instauration du multipartisme intégral sous le président Abdou Diouf. Il y avait une forme de consensus qui laissait penser que le système, en lui-même, quelles que soient les tempêtes, était inébranlable et que le processus démocratique était irréversible. Cette rupture, aujourd’hui, est le fait d’un homme et les Sénégalais seront amenés à rebâtir un nouveau système démocratique, si cette crise aboutit favorablement » a souligné monsieur Laloupo.
A la question si cette décision (report de l’élection) est susceptible d’affecter la stabilité du pays ? Laloupo sans détour répond, « Il y a une grande colère aujourd’hui au Sénégal. Le peuple a le sentiment d’avoir été trahi. La démocratie sénégalaise est considérée comme un patrimoine collectif et à ce titre chaque citoyen se sent blessé. Aujourd’hui, rien ne garantit que les Sénégalais vont se résigner à la décision du report de l’élection au 15 décembre comme cela a été voté par l’Assemblée nationale ».
Et monsieur Laloupo de rajouter, « dépourvu de ressources naturelles et stratégiques – avant la découverte récente du pétrole –, le pays a opté pour une diplomatie d’influence basée sur cette réputation « d’exception démocratique ». Plutôt que de promouvoir son système démocratique passablement lacunaire sur un continent fracturé en blocs idéologiques au cours des années 1970 et 1980, le Sénégal a, dans un premier temps, orienté cette diplomatie d’influence vers les partenaires extérieurs ».
Aujourd’hui cette impasse politique inquiète bien, le journaliste chercheur. « Ce qui est évident à travers à cette décision, c’est que depuis l’indépendance puis l’instauration du multipartisme intégral au Sénégal, Macky Sall vient provoquer une fracture dans l’ordre institutionnel du pays en instaurant un état d’exception dont on ne connaît pas aujourd’hui l’issue. C’est une rupture du consensus démocratique engagé depuis 1963 et conforté en 1981 par l’instauration du multipartisme intégral sous le président Abdou Diouf. Il y avait une forme de consensus qui laissait penser que le système, en lui-même, quelles que soient les tempêtes, était inébranlable et que le processus démocratique était irréversible. Cette rupture, aujourd’hui, est le fait d’un homme et les Sénégalais seront amenés à rebâtir un nouveau système démocratique, si cette crise aboutit favorablement » a souligné monsieur Laloupo.
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