Monsieur Sangaré se présente comme un commerçant de Bouna. Il affirme être délégué consulaire du Burkina Faso. À ses côtés, sa femme, également incarcérée. Tous deux sont accusés d’avoir soutenu leur fils, Boukari Sangaré, présenté comme un auteur présumé des attaques de Kafolo, mais en fuite.
Tout l’enjeu, pour les juges, est de comprendre le degré d’implication de ces prévenus dans l’attaque survenue en juin 2020.
Monsieur Sangaré affirme avoir eu un déclic le jour où son fils lui a interdit de vendre des cigarettes dans sa boutique. Il y a aussi eu cette fois où le commerçant l'a surpris en train d'écouter des prêches du prédicateur Amadou Koufa. Quelques indices donc, mais pas un mot sur Kafolo ou sur la préparation de cette attaque.
« L’avez-vous aidé sachant qu’il était comme tel ? Vous n’avez pas prévenu les autorités ? », demande le juge. « Non, pas vraiment », répond le commerçant d’une petite voix.
Grand silence également lorsque le juge évoque les communications régulières avec son fils. Lorsque le juge affirme que sa boutique servait de ravitaillement aux terroristes, le commerçant nie. « Ce n’est pas possible : je suis moi-même une cible des jihadistes car je représente l’administration », affirme cet homme d’une cinquantaine d’années.
L’audience a été suspendue et reprendra le 19 janvier.
Tout l’enjeu, pour les juges, est de comprendre le degré d’implication de ces prévenus dans l’attaque survenue en juin 2020.
Monsieur Sangaré affirme avoir eu un déclic le jour où son fils lui a interdit de vendre des cigarettes dans sa boutique. Il y a aussi eu cette fois où le commerçant l'a surpris en train d'écouter des prêches du prédicateur Amadou Koufa. Quelques indices donc, mais pas un mot sur Kafolo ou sur la préparation de cette attaque.
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