Quel est le contenu du texte validé par Michel Djotodia ? Le décret de promulgation de la charte de transition ne devrait pas laisser de place au doute. Le document, signé du chef de l'Etat, indique en effet que c'est bien la version adoptée le 5 juillet par le Conseil national de transition (CNT) qui entrera en vigueur.
Le CNT a été appuyé par des experts étrangers, puis le texte a été présenté à l'Union africaine et pourtant hier après midi, au sein même du gouvernement, les ministres contactés se refusaient à tout commentaire, cherchant d'abord à connaître la teneur exacte de cette constitution intérimaire.
Des retouches au texte initial ?
S'il est acquis que la Centrafrique aura un executif à deux têtes, le Premier ministre Nicolas Tiangaye disposant d'une contre-signature comme l'exigeait la communauté internationale, hommes politiques centrafricains et diplomates étrangers cherchaient à savoir si Michel Djotodia avait effectué des retouches au texte initial.
La principale interrogation porte sur les futures élections prévues 18 mois après la fin de la transition. Même s'il paraît aujourd'hui inconcevable qu'un chef de l'état autoproclamé en quête de reconnaissance étrangère revienne sur son engagement de ne pas se présenter, un diplomate prévient que Michel Djotodia aura toute la communauté internationale contre lui s'il manque à sa parole. Autre question plus anecdotique : qu'adviendra-t-il des multiples nomminations décrétées durant les quatre derniers mois de chaos sécuritaire et de flottement institutionnel ?
Source : Rfi.fr
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