Le 18 mars dernier, une Toyota circulant près d’Afgoye, dans le centre de la Somalie, est frappée par un missile, probablement tiré par un drone. Deux passagers meurent. Le troisième décédera trois semaines plus tard à l’hôpital. Le lendemain, le commandement militaire américain en Afrique, déclare avoir tué trois terroristes appartenant au groupe islamiste shebab.
Mais pour Amnesty, les trois hommes étaient des agriculteurs revenant de leurs fermes. Pour affirmer cela, l’organisation a interviewé une douzaine de personnes : des proches, des collègues, des témoins allés sur le lieu de la frappe. Les enquêteurs d’Amnesty ont épluché les papiers du véhicule, les dossiers médicaux, étudié des photos et vidéos de la scène. Leur conclusion est sans appel : le bombardement est une bavure et les trois victimes n’étaient pas des terroristes.
Preuve supplémentaire : les shebabs n’ont pas déclaré avoir perdu leurs hommes, ils n’ont pas non plus empêché les familles de récupérer les dépouilles et de les enterrer. Alors que d’habitude, le mouvement reprend les corps de ses combattants. Amnesty a envoyé ses informations au commandement américain. Là encore, aucune réaction. Pour l’ONG, Washington fait preuve d’un « mépris déplorable pour les civils tués et leurs familles laissées dans la détresse ». Les trois hommes tués ont laissé 19 enfants derrière eux.
« Les autorités doivent également indemniser les familles des victimes et mettre en place un mécanisme efficace garantissant aux personnes un moyen sûr et accessible de déclarer elles-mêmes les victimes civiles résultant d’opérations militaires », écrit sur Twitter Abdullahi Hassan, chercheur pour Amnesty international.
Mais pour Amnesty, les trois hommes étaient des agriculteurs revenant de leurs fermes. Pour affirmer cela, l’organisation a interviewé une douzaine de personnes : des proches, des collègues, des témoins allés sur le lieu de la frappe. Les enquêteurs d’Amnesty ont épluché les papiers du véhicule, les dossiers médicaux, étudié des photos et vidéos de la scène. Leur conclusion est sans appel : le bombardement est une bavure et les trois victimes n’étaient pas des terroristes.
Preuve supplémentaire : les shebabs n’ont pas déclaré avoir perdu leurs hommes, ils n’ont pas non plus empêché les familles de récupérer les dépouilles et de les enterrer. Alors que d’habitude, le mouvement reprend les corps de ses combattants. Amnesty a envoyé ses informations au commandement américain. Là encore, aucune réaction. Pour l’ONG, Washington fait preuve d’un « mépris déplorable pour les civils tués et leurs familles laissées dans la détresse ». Les trois hommes tués ont laissé 19 enfants derrière eux.
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