Ce rapport avait été demandé par le Conseil de sécurité pour faire la lumière sur les exactions en République centrafricaine. Les enquêteurs concluent avoir des « preuves solides » pour dire que des crimes contre l’humanité ont été commis aussi bien par les rebelles de la Seleka que les milices anti-balaka. Plus surprenant, le rapport assure qu’on ne peut pas parler de « génocide » ou de « nettoyage ethnique » en RCA comme l’ont fait à plusieurs reprises des responsables des Nations unies. Les auteurs assimilent la fuite massive des musulmans de RCA à une « mesure de protection ».
Le rapport ignore la réalité
Cette affirmation fait vivement réagir Amnesty International. L’ONG de défense des droits de l'homme accuse le rapport d’ignorer la réalité et de ne pas tenir compte du fait que le déplacement forcé des musulmans est un but de guerre pour les anti-balaka. Le rapport accuse également le Tchad et le Soudan de contribuer aux violences par leur soutien aux combattants de la Seleka.
Source : Rfi.fr
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