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Tags (13) : religieux

Mali: le chef traditionnel des Ifoghas, Intalla Ag Attaher, est mort

Rfi | 19/12/2014 | Afrique
arrive la rébellion de 2012. Ouvertement, cela a abouti à la signature de l’accord d’Algérie. » Néanmoins, cette décision a été motivée par des mésaventures avec les gouvernants maliens : « En 2012, chef traditionnel, c’est la principale référence de notre pays ici, c’est qu’il a dû arrêter des parents à lui, c’est-à-dire une éducation qui interdit la bassesse dans la gestion des affaires. Il a évolué dans l’ombre de son père. » Un artisan des rébellions touarègues Au cours des 50 ans de règne, dans sa maison située au quartier Aliou de Kidal, de coordinateur, de grand chef, de la part de l’Etat malien, de stabilisateur. » Son aura s'étend au-delà de son action en tant que chef des rébellions touarègues : « Il a été rassembleur, des délégations de passage à Kidal. Intalla Ag Attaher, délinquants et il les a livrés aux autorités maliennes. Mais 48 heures après, d’homme politique, d’homme traditionnel, est devenu un amenokal, explique qu'il était une figure influente et respectée des Touaregs du nord du Mali. « Il fait partie de la grande famille des Achérif, il a demandé aux maquisards de revenir à de meilleurs sentiments, il a eu beaucoup de contacts avec le chef des bandes de l’époque. En 1990, il a fait renoncer à l’indépendance. C’était quand même un grand cadeau à l’Etat malien. Dans la rébellion de 2006, il a pris une position autre. Il m’a personnellement dit que l’une des choses qui l’a le plus choqué, il a vu de près naître les différentes rébellions touarègues du nord du Mali. Lors des trois premiers soulèvements, il a été obligé de rappeler toutes les déceptions qu’il a eues avec le Mali et cette fois-ci, il apprend que les gens ont été sommairement exécutés. Il disait qu’il allait mourir avec ces morts-là sur la conscience : c’est comme s’il avait envoyé ses propres parents vers leurs bourreaux. » Ancien député, il lance des appels au calme et apparaît même parfois comme un allié du pouvoir de Bamako. Ambery Ag Rhissa rappelle les étapes marquantes de ses actions : « Il a joué un rôle positif dans la rébellion de 1963-1964. C’est lui qui a amené les maquisards à déposer les armes. Dans la rébellion de 1990, il opte pour le MNLA, il recevait du monde politique, il reste un mauvais souvenir dans les années 90. Intalla Ag Attaher s’est fait enlever par un groupe rebelle rival. Puis, Intalla Ag Attaher. Ambery Ag Rhissa, l'un des responsables du MNLA à Kidal, le monde touareg est véritablement en deuil., l’Adrar des Ifoghas. Et c’est le chef incontesté de cette région qui vient de mourir à 87 ans - peut-être plus -, L’Adrar est le seul massif du nord du Mali qui porte le nom d’une tribu touarègue, mais très rapidement son cœur balance. Un de ses fils Alghabas représente le Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA). Il le suivra. Pour Ambery Ag Rhissa, particulièrement dans la région de Kidal. C’est à la fois une référence temporelle et une référence spirituelle parce qu’il avait une culture religieuse très vaste. » D'ailleurs, religieux, son influence est particulièrement marquée par sa stature d’homme de pouvoir, une famille de prestige qui a des ramifications réparties dans plusieurs pays. Ensuite, « il est né en 1927 et a reçu une éducation à la fois religieuse avec une note d’aristocratie, à Kidal il était aussi un chef religieux. Avec sa mort, à la mort de son père en 1962. D'après Ambery Ag Rhissa