Dans les ruelles étroites de la Kasbah, au centre de Tunis, dimanche soir des dizaines de jeunes ont encore jeté des pierres, des bouteilles de verre sur les forces anti-émeutes. A pied, en moto, la police a lancé la charge plusieurs fois. Arrêtant très violemment de très jeunes émeutiers.
Certains protestaient contre l'attitude de cette police au même endroit deux jours avant. A coup de matraque de gaz lacrymogènes quelques manifestants comme Walid étudiant à Tunis avaient été dispersés sans ménagement vendredi. Ils demandaient sous les fenêtres du Premier ministre une accélération de la transition démocratique.
« Les jeunes ils sont venus ici pour manifester parce qu'ils voient qu’il n’y a aucun changement qui s’opère. On nous matraque, on nous insulte. Ce sont les mêmes pratiques qu’avant, c’est même pire. Ca veut dire que le gouvernement a des choses à cacher et ce n’est pas normal ».
Walid refuse l'étiquette d'extrême gauche ou d'islamiste. Mais la veille dans le quartier populaire d'Intilaka à Tunis, des dizaines de jeunes comme lui avaient déjà affronté la police faisant six blessés et brûlant des commissariats.
« Ils ont dit Allah akbar », confie un habitant pour qui, comme pour beaucoup d'autres, les islamistes sont derrière ces violences. « Cinq ou six extrémistes ont appelé les jeunes du quartier pour manifester. C’est une vengeance. Vendredi, il y avait une manifestation à la Kasbah et la police est entrée dans une mosquée pour les pourchasser et ça les a fâchés ».
Le ministère de l'Intérieur évoque lui aussi des extrémistes religieux accompagnés de délinquants. Selon les autorités ils chercheraient à faire capoter les élections du 23 octobre prochain.
Source: RFI
Certains protestaient contre l'attitude de cette police au même endroit deux jours avant. A coup de matraque de gaz lacrymogènes quelques manifestants comme Walid étudiant à Tunis avaient été dispersés sans ménagement vendredi. Ils demandaient sous les fenêtres du Premier ministre une accélération de la transition démocratique.
« Les jeunes ils sont venus ici pour manifester parce qu'ils voient qu’il n’y a aucun changement qui s’opère. On nous matraque, on nous insulte. Ce sont les mêmes pratiques qu’avant, c’est même pire. Ca veut dire que le gouvernement a des choses à cacher et ce n’est pas normal ».
Walid refuse l'étiquette d'extrême gauche ou d'islamiste. Mais la veille dans le quartier populaire d'Intilaka à Tunis, des dizaines de jeunes comme lui avaient déjà affronté la police faisant six blessés et brûlant des commissariats.
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