Selon le nouveau rapport de la Banque Mondiale sur l’élargissement de l’accès des États aux marchés obligataires internationaux depuis les années 2010 a redéfini le profil de la dette extérieure de l’Afrique subsaharienne, dont les conséquences se manifestent désormais sous la forme de coûts de refinancement plus élevés et de pressions croissantes liées au refinancement.
Cette dynamique a instauré « une structure de dette de plus en plus définie par des coûts d’emprunt déterminés par le marché, des calendriers de remboursement fixes et une base de créanciers plus fragmentée. »
Entre 2015 et août 2026, « le volume total des émissions souveraines d’euro-obligations a atteint environ 122 milliards USD répartis sur 158 opérations », marquant « une forte concentration des émissions au sein d’un petit groupe d’émetteurs. »
Le rapport souligne que « le cycle mondial de resserrement monétaire qui a débuté en 2022 a, de fait, fermé les marchés internationaux des capitaux à la plupart des États souverains.
» Bien qu’une reprise de l’accès au marché se soit amorcée en 2024 avec des « taux de rendement restés élevés, entre 7,1 % et 10,4 %, » l’institution note que « les opérations de refinancement fixent également des coûts de service de la dette plus élevés pour les années à venir, alourdissant ainsi la charge budgétaire et réduisant la marge de manœuvre politique.»
Un coup de projecteur sur l’Afrique de l’Ouest révèle une participation active de plusieurs pays de la région dans les émissions d’euro-obligations.
Parmi les six États qui « représentent plus de 80 % des émissions d’euro-obligations souveraines en Afrique subsaharienne entre 2015 et 2026, » figurent des poids lourds ouest-africains tels que « le Nigeria (20,0 milliards USD, 18 opérations), la Côte d’Ivoire (15,0 milliards USD, 15 opérations) et le Ghana (12,6 milliards USD, 14 opérations). » D’autres nations de la sous-région, à l’instar du Sénégal, se sont également distinguées lors des vagues d’émissions récentes.
La Banque Mondiale relève qu’« un deuxième groupe d’émetteurs, comprenant le Bénin, le Cameroun, la République du Congo, le Gabon et le Sénégal, a accédé aux marchés avec des volumes plus limités. »
Cette dynamique a instauré « une structure de dette de plus en plus définie par des coûts d’emprunt déterminés par le marché, des calendriers de remboursement fixes et une base de créanciers plus fragmentée. »
Entre 2015 et août 2026, « le volume total des émissions souveraines d’euro-obligations a atteint environ 122 milliards USD répartis sur 158 opérations », marquant « une forte concentration des émissions au sein d’un petit groupe d’émetteurs. »
Le rapport souligne que « le cycle mondial de resserrement monétaire qui a débuté en 2022 a, de fait, fermé les marchés internationaux des capitaux à la plupart des États souverains.
» Bien qu’une reprise de l’accès au marché se soit amorcée en 2024 avec des « taux de rendement restés élevés, entre 7,1 % et 10,4 %, » l’institution note que « les opérations de refinancement fixent également des coûts de service de la dette plus élevés pour les années à venir, alourdissant ainsi la charge budgétaire et réduisant la marge de manœuvre politique.»
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