L’économiste Seydina Alioune Ndiaye lance un cri d'alarme sur la situation financière critique du Sénégal, qualifiant la conjoncture actuelle d'« impasse totale », dans un entretien accordé à L’Observateur, ce jeudi.
Face au tarissement des liquidités et à la fermeture des marchés internationaux, l'expert révèle que le pays fait face à un mur budgétaire imminent avec un service de la dette qui va devenir « extrêmement pesant à partir de juin », atteignant « presque plus de 1 200 milliards FCfa » pour les seuls mois de juin et juillet 2026.
Selon lui, le recours exceptionnel à l'ingénierie financière des « Total Return Swaps » (TRS) s'apparente à un pari hautement risqué qui, loin de résoudre la crise, expose l'État à de graves « accidents de liquidités» en cas de dégradation de sa note souveraine.
Pointant du doigt « l’absence prolongée » d'un nouveau programme avec le Fonds monétaire international (FMI) et le ralentissement du marché financier régional, Seydina Alioune Ndiaye dresse le bilan d'un « marasme économique » profond.
Il souligne que les propres services du ministère de l'Économie tablent sur une croissance hors agriculture et hydrocarbures d'à peine « 1,6% » pour 2025, un niveau « inférieur au taux de croissance démographique » qui présage un « appauvrissement généralisé ».
Face à ce « cocktail assez explosif » exacerbé par le non-règlement de la dette intérieure et l'échec des objectifs fiscaux, l'économiste appelle d'urgence à une « diplomatie économique » pragmatique pour renouer avec les partenaires traditionnels, avertissant que sans un changement de cap majeur, «le second semestre 2026 pourrait être pire que le premier ».
Face au tarissement des liquidités et à la fermeture des marchés internationaux, l'expert révèle que le pays fait face à un mur budgétaire imminent avec un service de la dette qui va devenir « extrêmement pesant à partir de juin », atteignant « presque plus de 1 200 milliards FCfa » pour les seuls mois de juin et juillet 2026.
Selon lui, le recours exceptionnel à l'ingénierie financière des « Total Return Swaps » (TRS) s'apparente à un pari hautement risqué qui, loin de résoudre la crise, expose l'État à de graves « accidents de liquidités» en cas de dégradation de sa note souveraine.
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