C’est un "vide juridique" de plusieurs décennies que la communauté internationale s’apprête enfin à combler. Alors que le génocide et les crimes de guerre disposent de leurs propres traités, les crimes contre l’humanité restaient, jusqu'ici, le parent pauvre du droit international. L’ONU a ouvert du 19 au 30 janvier 2026, la première session du Comité préparatoire chargé d'élaborer une convention mondiale contre les crimes contre l'humanité.
Fidèle à sa tradition diplomatique, le Sénégal s’est présenté en fervent défenseur du multilatéralisme. En tant que co-parrain de la résolution ayant instauré ce processus, la délégation sénégalaise a déploré une anomalie juridique persistante : les crimes contre l’humanité restent les seules atrocités de masse ne disposant pas d’un traité international dédié. « La responsabilité des auteurs de ces crimes doit être établie et poursuivie », a martelé le représentant du Sénégal. Pour Dakar, le projet d’articles de la Commission du droit international (CDI) constitue une « base solide » pour avancer. Cependant, le Sénégal insiste sur un point crucial : l'efficacité de cette future Convention dépendra de la capacité du texte à renforcer les systèmes judiciaires nationaux et à favoriser une coopération internationale sans faille.
Portant la parole du Groupe Africain, le Cameroun a adopté une posture plus politique, rappelant que pour être « inclusif », le futur traité ne peut ignorer les zones d'ombre de l'histoire : “la Convention doit intégrer les injustices historiques telles que l’esclavage, la traite des esclaves, le colonialisme et l’apartheid”. Le Cameroun a dénoncé le « deux poids, deux mesures » qui fragilise parfois la justice internationale. Pour Yaoundé et ses partenaires, il ne s'agit pas seulement de codifier des crimes futurs, mais de reconnaître que les structures de domination passées continuent de hanter le présent. La délégation a appelé à un cadre juridique incluant une « justice réparatrice ». Cette session, qui a pris fin le 30 janvier, n'est que le premier acte d’un long processus. L'objectif final est la tenue d'une grande Conférence de plénipotentiaires en 2028 et 2029 pour l'adoption définitive de la Convention. En attendant, Dakar et les autres capitales africaines veillent au grain.
Fidèle à sa tradition diplomatique, le Sénégal s’est présenté en fervent défenseur du multilatéralisme. En tant que co-parrain de la résolution ayant instauré ce processus, la délégation sénégalaise a déploré une anomalie juridique persistante : les crimes contre l’humanité restent les seules atrocités de masse ne disposant pas d’un traité international dédié. « La responsabilité des auteurs de ces crimes doit être établie et poursuivie », a martelé le représentant du Sénégal. Pour Dakar, le projet d’articles de la Commission du droit international (CDI) constitue une « base solide » pour avancer. Cependant, le Sénégal insiste sur un point crucial : l'efficacité de cette future Convention dépendra de la capacité du texte à renforcer les systèmes judiciaires nationaux et à favoriser une coopération internationale sans faille.
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