Une enquête menée par la GSMA révèle que les opérateurs mobiles Sénégal subissent un taux effectif moyen d’imposition de 82 %, « contre 71 % pour la finance de détail et 65 % pour l’exploitation aurifère ».
Cette pression fiscale record s’explique principalement par des redevances assises sur le chiffre d’affaires et des frais réglementaires fixes, tandis que « seulement 13 % de la charge fiscale du secteur mobile repose sur les bénéfices ».
Selon GSMA, l'introduction en octobre 2025 de nouvelles taxes de 0,5 % sur les transferts, paiements et retraits en mobile money a fait lourdement chuter le score du pays dans l'Indice des politiques et de la régulation du numérique, passant de 65 à 31 pour le volet fiscal. Cette surtaxation directe « risque de freiner les progrès en matière d’inclusion financière et de compromettre l’atteinte des objectifs du New Deal Technologique 2034 ».
L'analyse de données montre pourtant qu'un allègement fiscal produirait l'effet inverse escompté par l'État.
Selon un calculateur de la Commission économique pour l’Afrique, une réduction de la Contribution spéciale des télécommunications (CST) et de la RUTEL à 3 %, combinée à la suppression des taxes sur les smartphones d’entrée de gamme, stimulerait massivement la demande, la pénétration du haut débit et la création d'emplois.
À terme, la mise en œuvre de ces réformes combinée à une digitalisation accrue de la collecte de l'impôt « générerait un impact fiscal net de 417 milliards FCFA d’ici 2030 ». Cela inclut notamment 319 milliards FCFA de recettes brutes liées à la croissance induite et 174 milliards FCFA issus de la numérisation fiscale, « le tout compensant la perte nette de 84 milliards FCFA de recettes à l’issue de l’application des recommandations dans le secteur mobile ».
Cette pression fiscale record s’explique principalement par des redevances assises sur le chiffre d’affaires et des frais réglementaires fixes, tandis que « seulement 13 % de la charge fiscale du secteur mobile repose sur les bénéfices ».
Selon GSMA, l'introduction en octobre 2025 de nouvelles taxes de 0,5 % sur les transferts, paiements et retraits en mobile money a fait lourdement chuter le score du pays dans l'Indice des politiques et de la régulation du numérique, passant de 65 à 31 pour le volet fiscal. Cette surtaxation directe « risque de freiner les progrès en matière d’inclusion financière et de compromettre l’atteinte des objectifs du New Deal Technologique 2034 ».
L'analyse de données montre pourtant qu'un allègement fiscal produirait l'effet inverse escompté par l'État.
Selon un calculateur de la Commission économique pour l’Afrique, une réduction de la Contribution spéciale des télécommunications (CST) et de la RUTEL à 3 %, combinée à la suppression des taxes sur les smartphones d’entrée de gamme, stimulerait massivement la demande, la pénétration du haut débit et la création d'emplois.
À terme, la mise en œuvre de ces réformes combinée à une digitalisation accrue de la collecte de l'impôt « générerait un impact fiscal net de 417 milliards FCFA d’ici 2030 ». Cela inclut notamment 319 milliards FCFA de recettes brutes liées à la croissance induite et 174 milliards FCFA issus de la numérisation fiscale, « le tout compensant la perte nette de 84 milliards FCFA de recettes à l’issue de l’application des recommandations dans le secteur mobile ».
Face à la surtaxation du secteur, le rapport formule des recommandations précises visant à équilibrer les objectifs de recettes publiques et de promotion de l'économie numérique.
Il est ainsi préconisé de « réduire la contribution spéciale du secteur des télécommunications (CST) de 4,5% et la redevance d’utilisation des télécommunications (RUTEL) de 5%, toutes deux à 3% », de « supprimer la TVA de 18% et les droits de douane (7,7%) sur les smartphones d’entrée de gamme », ainsi que de « supprimer la taxe de 0,5% appliquée aux transferts, retraits et paiements marchands effectués via mobile money et garantir une réglementation et des taxes et frais harmonisées pour l’ensemble des acteurs de mobile money et de monnaie électronique ».
Il est ainsi préconisé de « réduire la contribution spéciale du secteur des télécommunications (CST) de 4,5% et la redevance d’utilisation des télécommunications (RUTEL) de 5%, toutes deux à 3% », de « supprimer la TVA de 18% et les droits de douane (7,7%) sur les smartphones d’entrée de gamme », ainsi que de « supprimer la taxe de 0,5% appliquée aux transferts, retraits et paiements marchands effectués via mobile money et garantir une réglementation et des taxes et frais harmonisées pour l’ensemble des acteurs de mobile money et de monnaie électronique ».
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