Lancé avec 40 jours de retard, le plan de redressement économique du Sénégal suscite des interrogations. Pour l'économiste Ousmane Beye, ce n'est pas une surprise. Il estime que le gouvernement a "mis la charrue avant les bœufs" en négligeant des étapes cruciales de consultation et de validation.
Selon Ousmane Beye, l'élaboration un tel plan nécessite une large concertation avec toutes les parties prenantes, notamment le patronat, les syndicats de travailleurs et les experts du domaine. Il déplore le fait que le plan ait été conçu « dans un bureau » avant d'être exposé au public, sans un véritable travail collaboratif en amont.
L'économiste rappelle avoir suggéré une rencontre avec les syndicats avant l'élaboration du plan, une démarche qui, selon lui, a été faite tardivement par le Premier ministre. « Il aurait fallu le faire au départ, en amont, de l'élaboration de ce plan de redressement », a-t-il affirmé.
Le retard s'explique également, selon l'économiste, par l'absence de certains textes juridiques essentiels. « Le code des investissements n'est pas encore voté », a-t-il souligné, ajoutant que le code général des impôts n'a pas non plus été validé. Pour lui, ces « éléments juridiques » sont indispensables pour accompagner la mise en œuvre du plan de redressement.
Ousmane Beye conclut que "ces manquements" expliquent les retards observés. Il plaide pour une approche plus méthodique et inclusive, afin de garantir l'efficacité et la réussite des politiques économiques mises en place, indique Emédia.
Selon Ousmane Beye, l'élaboration un tel plan nécessite une large concertation avec toutes les parties prenantes, notamment le patronat, les syndicats de travailleurs et les experts du domaine. Il déplore le fait que le plan ait été conçu « dans un bureau » avant d'être exposé au public, sans un véritable travail collaboratif en amont.
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